Joachim BLANCHON (?-?)
L’Amour, la Mort, le sort…
Paris, Thomas Périer, 1583.

L’Amour, la Mort, le sort, ont tous voulu entendre,
À me darder leurs traits, et tendre leurs laçons,
Composés de regards, de feux, et de glaçons,
Et ne me faut des trois aucune grâce attendre.

Le veneur, l’oiseleur, le pêcheur, ne peut tendre,
Tant de Rets, tant de glus, tant et tant d’hameçons,
Aux animaux des champs, aux oiseaux, aux poissons,

Comme ils en ont dressé pour me pouvoir surprendre.

Ni le barbare Turc, ni le Parthe guerrier,
Ne peut tant décocher, ni tant s’enfurier,
Que ces cruels voleurs me présentent d’outrage.

Ils ont tant contre moi courbé leur Arc Turquois,
Qu’il semble que je sois leur trousse et leur Carquois,
Et que je les fournis à mon propre dommage.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

L’Amour, la Mort, le sort, ont tous voulu entendre,
À me darder leurs traits, et tendre leurs laçons,
Composés de regards, de feux, et de glaçons,
Et ne me faut des trois aucune grâce attendre.

Le veneur, l’oiseleur, le pêcheur, ne peut tendre,
Tant de Rets, tant de glus, tant et tant d’hameçons,
Aux animaux des champs, aux oiseaux, aux poissons,

Comme ils en ont dressé pour me pouvoir surprendre.

Ni le barbare Turc, ni le Parthe guerrier,
Ne peut tant décocher, ni tant s’enfurier,
Que ces cruels voleurs me présentent d’outrage.

Ils ont tant contre moi courbé leur Arc Turquois,
Qu’il semble que je sois leur trousse et leur Carquois,
Et que je les fournis à mon propre dommage.

 

En ligne le 07/01/13.
Dernière révision le 27/01/13.