Olivier de MAGNY (1529-1561)
J’étais tout prêt…
Paris, E. Groulleau, 1553 [Alphonse Lemerre, 1878].
ouvrir sur Gallica : Sonnets, XXXIV, pp. 41-42.

I’estoy tout prest à salüer l’Aurore,
Que ie voyois de l’Orient sortir,
Et de ses fleurs largement departir
Aux prez, aux champs, aux montaignes encore,

Quand tout à coup la beauté que i’adore,
Vint de ses rais, ces clartez amortir,
Et moy craintif en glace conuertir,
Puis aussi tost en feu, qui me deuore.

Pardonnez moy diuins flambeaux des cieux,
Si par mes vers, i’ose dire en ces lieux,
La verité d’vn fait qui vous importe,

Vn corps mortel, bien qu’il vienne d’enhault,
Nous a semblé plus reluysant, & chault
Que n’a de vous la lumiere plus forte.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

I’estoy tout prest à salüer l’Aurore,
Que ie voyois de l’Orient sortir,
Et de ses fleurs largement departir
Aux prez, aux champs, aux montaignes encore,

Quand tout à coup la beauté que i’adore,
Vint de ses rais, ces clartez amortir,
Et moy craintif en glace conuertir,
Puis aussi tost en feu, qui me deuore.

Pardonnez moy diuins flambeaux des cieux,
Si par mes vers, i’ose dire en ces lieux,
La verité d’vn fait qui vous importe,

Vn corps mortel, bien qu’il vienne d’enhault,
Nous a semblé plus reluysant, & chault
Que n’a de vous la lumiere plus forte.

 

En ligne le 06/12/18.
Dernière révision le 01/03/19.