««« Didon »»»

« Dido » dans :
Des Autels
1551
~ Jadis d’amour…

~#~














* Dido : Didon
voir aussi
« Didon » selon
# Bouillet, 1878.
 

Didon. Reine, mi­sé­rable, pu­dique, in­for­tu­née, si­do­nienne, dé­ses­pé­rée, folle, amou­reuse, riche, in­sen­sée, fu­rieuse, ar­dente, va­ga­bonde, prin­cesse, phé­ni­cienne, mal­heu­reuse, fu­ri­bonde, étrange ou étran­gère, ty­rienne, lar­meuse, belle, errante, car­tha­gi­noise.

Virgile dit qu’Énée après la des­truc­tion de Troie, s’étant mis sur la mer, vint par la tem­pête des vents à Car­thage, où Didon qui en était Reine et qui l’avait fait bâtir s’ena­mou­ra de lui, et pource qu’il la lais­sa se fit mou­rir. Aucuns disent que ce dis­cours est fabu­leux, et racontent que Di­don, autre­ment nom­mée Élise fille de Bélus Roi des Ty­riens, fut en pre­mières noces femme de Sichée, et voyant qu’Iarbe Roi de Gétu­lie la vou­lait par force épou­ser, elle aima mieux soi-même se don­ner la mort que de condes­cendre à sa volon­té, et par ce moyen conser­ver l’hon­neur du premier lit qui eût été pol­lu de ces secondes noces.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 81v°-82r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_169_170]
(texte modernisé).


 

Marie-Nicolas BOUILLET, 1878.
 

DIDON, nommée aussi Élise, prin­cesse de Tyr, fille de Bélus, était sœur de Pyg­ma­lion et épouse de Sichée. For­cée de quit­ter sa patrie à cause des cruau­tés de son frère, qui avait fait périr Sichée pour s’em­pa­rer de ses tré­sors, elle s’en­fuit en Afrique, où elle fon­da Car­thage, vers 860 ou 880 av. J.-C. On raconte que, pour se sous­traire aux pour­suites d’Iar­bas, roi des Gétules, qui vou­lait la for­cer à l’épou­ser, elle se pré­ci­pi­ta sur un bûcher et s’y frap­pa d’un poi­gnard. Vir­gile, par un ana­chro­nisme per­mis au poète, fait vivre Didon du temps d’Énée (auquel elle est pos­té­rieure de 300 ans), et feint qu’éprise du héros troyen, elle ne put sur­vivre à son départ. Didon a four­ni à Jodelle, à Scu­dé­ry, à Lefranc de Pom­pi­gnan, à Mar­mon­tel, des sujets de tra­gé­die, et à P. Gué­rin le sujet d’un de ses meil­leurs tableaux.

Marie-Nicolas BOUILLET,
Dictionnaire universel d’Histoire et de Géographie,
vingt-sixième édition, 1878, p. 529
[Gallica, NUMM-4849].



 

«««  #  »»»

Didon. Roine, mi­se­rable, pu­dique, in­for­tu­nee, si­do­nienne, de­ses­pe­ree, fole, amou­reuse, riche, in­sen­see, fu­rieuse, ar­dente, va­ga­bonde, prin­cesse, phe­ni­cienne, mal­heu­reuse, fu­ri­bonde, estrange ou estran­gere, ty­rienne, lar­meuse, belle, errante, car­tha­gi­noise.

Virgile dict qu’Ænee apres la des­truc­tion de Troie, s’estant mis sur la mer, vint par la tem­peste des vens à Car­thage, où Didon qui en estoit Roine & qui l’auoit fait bastir s’en­a­mou­ra de lui, & pource qu’il la lais­sa se fit mou­rir. Aucuns disent que ce dis­cours est fabu­leus, & racontent que Di­don, autre­ment nom­mee Elise fille de Belus Roi des Ty­riens, fut en pre­mieres nopces femme de Sichee, & voiant qu’Iarbes Roi de Getu­lie la vou­loit par force espou­ser, elle aima mieux soi-mesme se don­ner la mort que de condes­cendre à sa volon­té, & par ce moien conser­uer l’hon­neur du premier lict qui eust esté pol­lu de ces secondes nopces.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 81v°-82r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_169_170]
(texte original).