Simon GOULART (1543-1628)
Ô mal non mal…

Ô mal non mal qui doucement m’oppresses !
Crainte assurée, ô joyeuse douleur !
Riants soupirs, vermeillette pâleur,
Cœur abattu, sans aucunes détresses !

Affections qui êtes les maîtresses,
Et qui servez à mon esprit vainqueur !
Raison rangée, ô bienheureux malheur
Qui m’abattant tout soudain me redresses !

Ô morte vie ! ô très vivante mort,
Qui maintenant au craint-désiré port,
Ma vie en mort, ma mort en vie échanges !

Prends, laisse-moi, reviens pour me tirer
De ce combat, qui me fait soupirer,
Tant que je sois fait compagnon des Anges.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ô mal non mal qui doucement m’oppresses !
Crainte assurée, ô joyeuse douleur !
Riants soupirs, vermeillette pâleur,
Cœur abattu, sans aucunes détresses !

Affections qui êtes les maîtresses,
Et qui servez à mon esprit vainqueur !
Raison rangée, ô bienheureux malheur
Qui m’abattant tout soudain me redresses !

Ô morte vie ! ô très vivante mort,
Qui maintenant au craint-désiré port,
Ma vie en mort, ma mort en vie échanges !

Prends, laisse-moi, reviens pour me tirer
De ce combat, qui me fait soupirer,
Tant que je sois fait compagnon des Anges.

 

En ligne le 16/01/09.
Dernière révision le 18/05/10.