««« Ama­zones »»»

 

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Amazones. Scy­thiennes, belli­queuses, har­dies, che­va­lières, anciennes, cruelles, auda­cieuses, puis­santes, vi­riles, thréi­ciennes, braves, redou­tées, guer­rières, preuses, hom­masses, coura­geuses.

Les Ama­zones ont été femmes de Scy­thie de merveil­leuse force et audace, lesquelles se voyant privées de la plus grande part de leurs maris qui avaient été tués, déli­bé­rèrent de sacca­ger ceux qui restaient. Ce qu’ayant fait elles commen­cèrent d’abhor­rer le mariage, et s’effor­cèrent d’agran­dir leurs limites, telle­ment qu’elles subju­guèrent une partie de l’Europe et rédui­sirent en leur puissance plusieurs cités d’Asie. Quand elles avaient fait paix avec leurs voisins, elles couchaient en certains temps avec eux pour conce­voir lignée, et que leur engeance ne défail­lît : Si elles enfan­taient un mâle il était tué, et nourris­saient seule­ment les femelles, ne leur appre­nant aucun métier, mais les exer­çant à manier chevaux, à chasser, et à tirer de l’arc. Au reste elles sont nommées Ama­zones, parce qu’elles se brûlaient la mamelle dextre pour n’être empê­chées à tirer de l’arc. Aucuns de nos modernes comme Vadian ont esti­mé cette histoire fabu­leuse.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 12v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_31]
(texte modernisé).

[Amazo­nide. Arc, flèche, pavois.]

[Amazonien /-ienne. Arc, Hippo­lyte [Ama­zone], Hippo­lyte [fils de Thésée], trousse.]

[Voir aussi Thésée.]






















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Amazones. Scy­thiennes, belli­queuses, har­dies, che­ua­lieres, anciennes, cruelles, auda­cieuses, puis­santes, vi­riles, threï­ciennes, braues, redou­tees, guer­rieres, preuzes, hom­masses, coura­geuses.

Les Ama­zones ont esté femmes de Scy­thie de merueil­leuse force & audace, lesquelles se voians priuees de la plus-grande part de leurs maris qui auoient esté tuez, deli­be­rerent de sacca­ger ceux qui restoient. Ce qu’aiant fait elles commen­cerent d’abhor­rer le mariage, & s’effor­cerent d’agran­dir leurs limites, telle­ment qu’elles subiu­guerent vne partie de l’Europe & reduirent en leur puissance plusieurs citez d’Asie. Quand elles auoient fait paix auec leurs voisins, elles couchoient en certains temps auec eux pour conce­uoir lignee, & que leur engeance ne deffail­lit : Si elles enfan­toient vn masle il estoit tué, & nourris­soient seule­ment les femelles, ne leur appre­nans aucun mestier, mais les exer­ceans à manier cheuaus, à chasser, & à tirer de l’arc. Au reste elles sont nommees Ama­zones, parce qu’elles se bruloient la mammelle dextre pour n’estre empes­chees à tirer de l’arc. Aucuns de noz modernes comme Vadian ont esti­mé ceste histoire fabu­leuse.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 12v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_31]
(texte original).

[Amazonide. Arc, fleche, pauois.]

[Amazonien /-ienne. Arc, Hippo­lyte [Ama­zone], Hippo­lyte [fils de Thésée], trousse.]

[Voir aussi Thesee.]