Guil. de FONDIMARE in LE GRAS
Le Gras meurt, qui vivant…
Paris, Estienne Prevosteau, 1586.
ouvrir sur Gallica : pages 21-22.

LE Gras meurt, qui vivant, par sa triple science

Purgea, refit, guérit des hommes agités
Les corps, les os, les nerfs, brûlés, rompus, gâtés
De fièvre, chute, glaive, ou autre violence.

Car son art, sa sagesse, et son expérience
Connut, trouva, donna par labeurs indomptés,
Des maux, des antidots, des premières santés,
La cause, le doux fruit, l’heureuse recouvrance.

Mais d’autant que pécheurs, indiscrets et ingrats
Nous étions trop vers Dieu, vers le temps, vers Le Gras,
Dieu, le temps, et nos maux en trois parts le divisent :

Et un triple tombeau lui ont fait de leurs mains :
Car son esprit, son corps, et sa mémoire gisent
Dans le ciel, dans la terre, et au cœur des humains.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

LE Gras meurt, qui vivant, par sa triple science

Purgea, refit, guérit des hommes agités
Les corps, les os, les nerfs, brûlés, rompus, gâtés
De fièvre, chute, glaive, ou autre violence.

Car son art, sa sagesse, et son expérience
Connut, trouva, donna par labeurs indomptés,
Des maux, des antidots, des premières santés,
La cause, le doux fruit, l’heureuse recouvrance.

Mais d’autant que pécheurs, indiscrets et ingrats
Nous étions trop vers Dieu, vers le temps, vers Le Gras,
Dieu, le temps, et nos maux en trois parts le divisent :

Et un triple tombeau lui ont fait de leurs mains :
Car son esprit, son corps, et sa mémoire gisent
Dans le ciel, dans la terre, et au cœur des humains.

 

En ligne le 26/06/09.
Dernière révision le 21/05/14.