Jean Antoine de BAÏF (1532-1589)
À rames voguera…
Paris, André Wechel, 1555.

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textes de
Baïf

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dispo­sition du
pré­ambule
(vers 1-8)

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propos :
la constance dans l’amour

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ouvrir sur Gallica : livre II, f° 52v°.

À rames voguera la nef par les campagnes,
Les chariots traînés sur la mer se rouront,
Les cerfs quittant les bois aux eaux repaireront,
Les dauphins loin des eaux hanteront les montagnes :

Les brebis près des loups vivront sans défiance,
Tout ce qui est pesant contremont volera,
Tout ce qui est léger en bas dévalera,
La flamme et l’eau feront amiable alliance.

Devant que de mon cœur le nom de ma Francine,
Et la constante amour que je jure à jamais,
Par quelque éloignement en rien se déracine :

Ou me soit-elle douce ou soit-elle cruelle,
Tout sien comme je suis, je vivrai désormais,
Voire sans espérer son amour mutuelle.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

À rames voguera la nef par les campagnes,
Les chariots traînés sur la mer se rouront,
Les cerfs quittant les bois aux eaux repaireront,
Les dauphins loin des eaux hanteront les montagnes :

Les brebis près des loups vivront sans défiance,
Tout ce qui est pesant contremont volera,
Tout ce qui est léger en bas dévalera,
La flamme et l’eau feront amiable alliance.

Devant que de mon cœur le nom de ma Francine,
Et la constante amour que je jure à jamais,
Par quelque éloignement en rien se déracine :

Ou me soit-elle douce ou soit-elle cruelle,
Tout sien comme je suis, je vivrai désormais,
Voire sans espérer son amour mutuelle.

 

En ligne le 16/09/07.
Dernière révision le 19/03/16.