Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« Médée »»»

« Médée » dans :
La Péruse
1555
~ Cesser, chère Nourrice ?…

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Médée. Colchide, sorcière, impu­dique, exé­crable, fratri­cide, inhu­maine, tue-enfant, coura­geuse, fuyarde, jaso­nienne, cruelle, méchante, insensée, charme­resse, magi­cienne, forcenée, empoi­son­neuse ou empoi­son­ne­resse, furi­bonde, horrible, ancienne, mali­cieuse, venge­resse, barbare, ennemie des cieux, meurtrière, impi­toyable, fureur des hauts dieux, éche­velée, æétienne, turbu­lente, enchan­te­resse, fugi­tive, domma­geable, subtile, malheu­reuse.

Médée fille d’Æète roi de Colches éper­duement ravie de Jason, lui donna les moyens, pour faci­lement recouvrer la toison d’or, qui était gardée jour et nuit par le dragon non-dormant : Cela fait elle s’enfuit avec son amoureux en Grèce, et voyant que son père la poursuivait, elle démembra son frère Absyrte, et en épandit les pièces par le chemin, afin qu’il s’amusât à les ramasser : Depuis répudiée par Jason, tua les deux enfants qu’elle avait eus de lui, et fit par ses enchan­tements, que Glauque fille du roi Créon, laquelle Jason avait épousée en secondes noces, fût brûlée toute vive, avec son père qui la pensait secourir, ensemble le palais royal : Jason aussi outré de douleur soi-même se donna la mort.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 161v° [Gallica, N0050715_PDF_329]
(texte modernisé).

[Médéan /-anne. Charme, fureur, La Péruse, poison, venin.]























Medee. Colchide, sorciere, impu­dique, exe­crable, fratri­cide, inhu­maine, tu-enfant, coura­geuse, fuiarde, iaso­nienne, cruelle, meschante, insensee, charme­resse, magi­cienne, forcenee, empoi­son­neuse ou empoi­son­ne­resse, furi­bonde, horrible, ancienne, mali­tieuse, vange­resse, barbare, ennemie des cieux, meurtriere, impi­toiable, fureur des hauts dieux, esche­uelee, æetienne, turbu­lente, enchan­te­resse, fugi­tiue, domma­geable, subtile, malheu­reuse.

Medee fille d’Æete roi de Colches esper­duement rauie de Iason, lui donna les moiens, pour faci­lement recouurer la toison d’or, qui estoit gardee iour & nuit par le dragon non-dormant : Cela fait elle s’enfuit auec son amoureus en Grece, & voiant que son pere la poursuiuoit, elle desmembra son frere Absyrte, & en espandit les pieces par le chemin, afin qu’il s’amusast à les ramasser : Depuis repudiee par Iason, tua les deux enfans qu’elle auoit eus de lui, & fit par ses enchan­temens, que Glauque fille du roi Creon, laquelle Iason auoit espousee en secondes nopces, fut brulee toute viue, auec son pere qui la pensoit secourir, ensemble le palais roial: Iason aussi outré de douleur soi-mesme se donna la mort.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 161v° [Gallica, N0050715_PDF_329]
(texte original).

[Medean [+medæan] /-anne. Charme, fureur, Peruse, poison, venin.]








Liens

* On peut lire, sur remacle.org, site de l’Antiquité grecque et latine, la Médée de Sénèque dans la traduction Greslou du XIXe siècle, ou la Médée d’Euri­pide dans la traduction Berguin, ou encore les chants III et IV des Argo­nau­tiques d’Apol­lonius de Rhodes.

Liens valides au 30/05/12.