Étienne JODELLE (1532-1573)
Myrrhe brûlait jadis…
Paris, N. Chesneau & M. Patisson, 1574.

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textes de
Jo­delle

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dispo­si­tion de la
recol­lec­tion
(vers 1-11 → 13-14)

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Myrrhe brûlait jadis d’une flamme enragée,
Osant souiller au lit la place maternelle :
Scylle jadis tondant la tête paternelle,
Avait bien l’amour vraie en trahison changée :

Arachne ayant des Arts la Déesse outragée,
Enflait bien son gros fiel d’une fierté rebelle :
Gorgon s’horribla bien, quand sa tête tant belle
Se vit de noirs serpents en lieu de poil chargée :

Médée employa trop ses charmes, et ses herbes,
Quand brûlant Créon, Creuse, et leurs palais superbes,
Vengea sur eux la foi par Jason mal gardée.

Mais tu es cent fois plus, sur ton point de vieillesse,
Pute, traitresse, fière, horrible, et charmeresse,
Que Myrrhe, Scylle, Arachne, et Méduse, et Médée.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Myrrhe brûlait jadis d’une flamme enragée,
Osant souiller au lit la place maternelle :
Scylle jadis tondant la tête paternelle,
Avait bien l’amour vraie en trahison changée :

Arachne ayant des Arts la Déesse outragée,
Enflait bien son gros fiel d’une fierté rebelle :
Gorgon s’horribla bien, quand sa tête tant belle
Se vit de noirs serpents en lieu de poil chargée :

Médée employa trop ses charmes, et ses herbes,
Quand brûlant Créon, Creuse, et leurs palais superbes,
Vengea sur eux la foi par Jason mal gardée.

Mais tu es cent fois plus, sur ton point de vieillesse,
Pute, traitresse, fière, horrible, et charmeresse,
Que Myrrhe, Scylle, Arachne, et Méduse, et Médée.

 

En ligne le 10/05/20.
Dernière révision le 10/05/20.