Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Le tiède flair…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.

Le tiède flair des Lauriers verdissants,
Et Veaux marins, l’orage au loin repousse,
Quand Jupiter d’une horrible secousse
Brandit ses dards en pointe rougissants.

L’Inde animal perd la crainte, et le sens,
Quand plein de rage il s’enfle, et se courrouce :
Et puis revient à sa nature douce,
Au seul regard des Béliers impuissants.

Les fiers Taureaux près des bas Caprifices
Deviennent cois, sans autres artifices :
S’apprivoisant au gré des Pastoureaux.

Mais las ! mon feu, mon ire, mon cours vite,
Vif, âpre, long, par chaud, par fiel, par fuite,
Passe, assaut, vainc, Foudre, Éléphants, Taureaux.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Le tiède flair des Lauriers verdissants,
Et Veaux marins, l’orage au loin repousse,
Quand Jupiter d’une horrible secousse
Brandit ses dards en pointe rougissants.

L’Inde animal perd la crainte, et le sens,
Quand plein de rage il s’enfle, et se courrouce :
Et puis revient à sa nature douce,
Au seul regard des Béliers impuissants.

Les fiers Taureaux près des bas Caprifices
Deviennent cois, sans autres artifices :
S’apprivoisant au gré des Pastoureaux.

Mais las ! mon feu, mon ire, mon cours vite,
Vif, âpre, long, par chaud, par fiel, par fuite,
Passe, assaut, vainc, Foudre, Éléphants, Taureaux.

 

En ligne le 29/09/09.
Dernière révision le 15/12/12.