Flaminio de BIRAGUE (?-?)
Si quand le corps…
Paris, Thomas Perier, 1585.

Si quand le corps est joint avecque l’âme,
Vous n’exercez les amoureux combats,
Pensez-vous bien qu’après votre trépas,
Le feu d’Amour comme ore vous enflamme ?

Pour vrai nenni : car l’amoureuse flamme,
Ne prend qu’ici seulement ses ébats :
Quand nous allons aux rives de là-bas,
Amour alors notre cœur plus n’entame.

Doncques cueillez le plaisir de la vie,
Car Paradis en Grec ne signifie
Qu’un beau jardin, ce jardin est en vous.

Si vous voulez quelquefois, ma Maîtresse,
En ce jardin prendre toute liesse :
Faites-moi part d’un paradis si doux.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Si quand le corps est joint avecque l’âme,
Vous n’exercez les amoureux combats,
Pensez-vous bien qu’après votre trépas,
Le feu d’Amour comme ore vous enflamme ?

Pour vrai nenni : car l’amoureuse flamme,
Ne prend qu’ici seulement ses ébats :
Quand nous allons aux rives de là-bas,
Amour alors notre cœur plus n’entame.

Doncques cueillez le plaisir de la vie,
Car Paradis en Grec ne signifie
Qu’un beau jardin, ce jardin est en vous.

Si vous voulez quelquefois, ma Maîtresse,
En ce jardin prendre toute liesse :
Faites-moi part d’un paradis si doux.

 

En ligne le 14/03/15.
Dernière révision le 14/03/15.