Vasquin PHILIEUL (1522-?)
Au venir sont… (Canz., 57)
Avignon, B. Bonhomme, 1555 (Paris, 1548).

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textes de
Phi­lieul

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dispo­si­tion du
pré­am­bule
(vers 5 à 8)

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propos :
la constance de l’aimée dans la cruauté

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imi­ta­tion de
Mie venture…

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Au uenir sont mes fortunes tardantes,
L’espoir doubteux, le desir croist & monte:
Dont de l’attendre, ou non, i’ay fascheux compte,
Puis plus que Tygre à fuir sont courantes.

Neiges seront tiedes & noircissantes,
La mer sans eau, toute Orque par monts prompte,
Et le soleil se couchera d’ou monte,
D’ou Euphrates & Tygris sont issantes,

Auant que paix ou trefues ie rencontre,
Ou que ma dame, ou amour la me donnent:
Qui à grand tort m’ont tous coniuré contre.

Et quand un peu de doulceur me redonnent,
Tant suis transi, que mon goust desia passe,
Et aultre bien ie n’obtiens de leur grace.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Au uenir ſont mes fortunes tardantes,
L’eſpoir doubteux, le deſir croist & monte:
Dont de lattendre, ou non, iay faſcheux compte,
Puis plus que Tygre à fuir ſont courantes.

Neiges ſeront tiedes & noirciſſantes,
La mer ſans eau, toute Orque par montz prompte,
Et le ſoleil ſe couchera dou monte,
Dou Euphrates & Tygris ſont iſſantes,

Auant que paix ou trefues ie rencontre,
Ou que ma dame, ou amour la me donnent:
Qui à grand tort mont tous coniuré contre.

Et quand un peu de doulceur me redonnent,
Tant ſuis tranſi, que mon gou deſia paſſe,
Et aultre bien ie nobtiens de leur grace.

 

En ligne le 07/03/26.
Dernière révision le 07/03/26.