Pierre de MARBEUF (1595-1645)
Oreilles la nature…
Rouen, David Du Petit Val, 1628.

Les aureilles d’Amaranthe.

AVreilles la nature en coquillant qui gire
Vos petits ronds voûtez de long & de trauers,
Fait en vous vn dedale, ou bien souuent ie pers
Le langage amoureux que pour vous ie soûpire.

O portes de l’esprit, par où le doux Zephire
Fait entrer sur son aîle & l’amour & mes vers,
Chastes chemins du cœur qui tousiours sont ouuers
Pour ouyr les discours d’vn pudique martire.

Aureilles l’abregé de toutes les beautez,
Petits croissans d’amour, accroissez les bontez
De ma chere Amaranthe, afin qu’elle m’allege.

Mais quoy par vos faueurs pourrois-ie la toucher?
Ma voix qui n’est que feu n’ose vous aprocher,
Pource que vous auez la blancheur de la neige.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Les aureilles d’Amaranthe.

AVreilles la nature en coquillant qui gire
Vos petits ronds voûtez de long & de trauers,
Fait en vous vn dedale, ou bien souuent ie pers
Le langage amoureux que pour vous ie soûpire.

O portes de l’esprit, par où le doux Zephire
Fait entrer sur son aîle & l’amour & mes vers,
Chastes chemins du cœur qui tousiours sont ouuers
Pour ouyr les discours d’vn pudique martire.

Aureilles l’abregé de toutes les beautez,
Petits croissans d’amour, accroissez les bontez
De ma chere Amaranthe, afin qu’elle m’allege.

Mais quoy par vos faueurs pourrois-ie la toucher?
Ma voix qui n’est que feu n’ose vous aprocher,
Pource que vous auez la blancheur de la neige.

 

En ligne le 17/11/17.
Dernière révision le 28/02/18.