Olivier de MAGNY (1529-1561)
Je l’aime bien…
Paris, Vincent Sertenas, 1557.
ouvrir sur Gallica : sonnet XXIX, f° 11v°.

Ie l’ayme bien, pource qu’elle a les yeux
Et les sourcils de couleur toute noire,
Le teint de rose, & lestomac d’yuoire,
L’aleine douce, & le riz gracieux.

Ie l’ayme bien, pour son front spacieux,
Où l’amour tient le siege de sa gloire,
Pour sa faconde & sa riche memoire,
Et son esprit plus qu’autre industrieux.

Ie l’ayme bien, pource qu’elle est humaine,
Pource qu’elle est de sçauoir toute pleine,
Et que son cœur d’auarice n’est poingt.

Mais qui me fait l’aymer d’vne amour telle,
C’est pour autant qu’el’ me tient bien en point
Et que ie dors quand ie veux auec elle.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ie l’ayme bien, pource qu’elle a les yeux
Et les sourcils de couleur toute noire,
Le teint de rose, & lestomac d’yuoire,
L’aleine douce, & le riz gracieux.

Ie l’ayme bien, pour son front spacieux,
Où l’amour tient le siege de sa gloire,
Pour sa faconde & sa riche memoire,
Et son esprit plus qu’autre industrieux.

Ie l’ayme bien, pource qu’elle est humaine,
Pource qu’elle est de sçauoir toute pleine,
Et que son cœur d’auarice n’est poingt.

Mais qui me fait l’aymer d’vne amour telle,
C’est pour autant qu’el’ me tient bien en point
Et que ie dors quand ie veux auec elle.

 

En ligne le 25/10/09.
Dernière révision le 02/09/18.