Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Ingrate Dame…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.

Ingratte Dame, & bien ingratissime,
Osant ainsi ton serf abandonner !
Osant ainsi mes trauaus guerdonner,
Ton rude ioug de mal en pis m’opprime.

Las ! est-ce moy qui mesprise, ou deprime,
Tes grand’z beautez, qu’il faille m’estonner
Par tant d’assautz : & mesme blasonner
Mes cris, ma foy, comme vn horrible crime ?

Ie suis traitté comme vn lache Apostat !
Et ne croy point que mon dueil inuitat
A s’esiouyr, vn pleurard Heraclite.

Plustot helas ! ie puis bien asseurer
Que mes langueurs feroyent mesme pleurer
A longz sanglotz, vn riard Democrite.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ingratte Dame, & bien ingratissime,
Osant ainsi ton serf abandonner !
Osant ainsi mes trauaus guerdonner,
Ton rude ioug de mal en pis m’opprime.

Las ! est-ce moy qui mesprise, ou deprime,
Tes grand’z beautez, qu’il faille m’estonner
Par tant d’assautz : & mesme blasonner
Mes cris, ma foy, comme vn horrible crime ?

Ie suis traitté comme vn lache Apostat !
Et ne croy point que mon dueil inuitat
A s’esiouyr, vn pleurard Heraclite.

Plustot helas ! ie puis bien asseurer
Que mes langueurs feroyent mesme pleurer
A longz sanglotz, vn riard Democrite.

 

En ligne le 17/07/17.
Dernière révision le 14/05/19.