Si la
beauté
se perd il la faut
accorder,
donnerimpartir
Devant qu’elle se fane, et si elle demeure
Il la faut en son temps
comme la grappe
mûre
Cueillir, sans acheter un
tardif
repentir.
On ne se peut du
Temps
ronge-tout
garantir :
Toute chose se passe, et la
beauté
n’est sûre,
Mais ainsi que la fleur
flétrit en bien peu
d’heure,
Tout ainsi on la voit en peu
d’ans
détruire,
anéantiramortir.
Toujours
d’or
ne sera ton poil
qui s’entrelace,
Ni d’œillets
et de lis
le beau
teint
de ta face,
Ni de cristal,
ton front,
ni de perles,
tes dents.
Pourquoi donc tardes-tu
d’amadouer, hautaine,
Celui qui pour t’avoir se donne tant de
peine :
Et qui après ta
mort,
veut agrandir tes ans ?
Si la
beauté
se perd il la faut
accorder,
donnerimpartir
Devant qu’elle se
fane, et si elle demeure
Il la faut en son temps
comme la grappe
mûre
Cueillir, sans acheter un
tardif
repentir.
On ne se peut du
Temps
ronge-tout
garantir :
Toute chose se passe, et la
beauté
n’est
sûre,
Mais ainsi que la fleur
flétrit en bien peu d’heure,
Tout ainsi on la voit en peu
d’ans
détruire,
anéantiramortir.
Toujours
d’or
ne sera ton poil
qui s’entrelace,
Ni d’œillets
et de lis
le beau
teint
de ta face,
Ni de cristal,
ton front,
ni de perles,
tes dents.
Pourquoi donc tardes-tu
d’amadouer, hautaine,
Celui qui pour t’avoir
se donne tant de peine :
Et qui après ta
mort, veut agrandir tes
ans ?
En ligne le
26/05/26.
Dernière révision le 26/05/26.