Sans
trousse
Cupidon,
& priué de
lumiere,
Le plaisir
denué de sa
suite
premiere,
Mon cœur
sans esperance,
& tout nud de
conseil.
Ce
somme
continu
qui n’a point de resueil,
Met toute courtoisie
&
l’honneur
en arriere,
Et moy seul de pitié
i’espands vne
riuiere,
Encore que chacun doiue imiter mon
œil.
L’ær,
la terre
& la mer
doiuent pleurer ensemble
Toute
l’humanité,
qui sans elle resemble
Vne bague
sans pierre
ou quelque pré
sans fleur.
Quand le
monde
l’auoit il ne l’a sçeu cognoistre,
Aussi ne sçait-on pas
ce que
c’est queque c’est que du
bon heur,
Sinon lors que le mal
commence de paroistre.
O Mort tu as laiſſé le monde ſans Soleil,
Sans
trouſſe
Cupidon, & priué de
lumiere,
Le plaiſir
denué de ſa ſuite
premiere,
Mon cœur
ſans esperance, & tout nud de
conſeil.
Ce ſomme
continu
qui n’a point de
reſueil,
Met toute courtoiſie
& l’honneur
en arriere,
Et moy ſeul de pitié
i’eſpands vne
riuiere,
Encore que chacun doiue imiter mon
œil.
L’ær,
la terre
& la mer
doiuent pleurer enſemble
Toute l’humanité, qui ſans elle reſemble
Vne bague
ſans pierre
ou quelque pré
ſans fleur.
Quand le
monde
l’auoit il ne
l’a
ſçeu
cognoiſtre,
Auſſi ne ſçait-on pas que c’eſt
que du bon heur,
Sinon lors que le mal
commence de paroiſtre.
En ligne le
19/08/26.
Dernière révision le 19/08/26.