De la
beauté
qui sans treue
m’outrage,
Ie voudrois bien vestu de
blanc
plumage
Qu’Amour
me fist un Cigne
deuenir,
Couuert de
jonc
ie feindrois de mourir
Quand ie verrois ma cruelle au
riuage.
Et degoisant mon
amoureuse
rage
Pipee au son
ie la ferois venir.
Alors en lieu de
mal
& de tristesse,
Comblant mon cœur
de nepenthe
& liesse
I’irois son sein
doucement baisoter,
Et
fin
oiseau
moitié par ceste
amorce,
Moitié i’aurois
(d’Amour
aidé) par
force
Ce qu’homme
en vain ie ne luy peus oster.
TOuſiours eſpoint du cruel ſouuenir
De la
beauté
qui ſans treue
m’outrage,
Ie voudrois bien veſtu de
blanc
plumage
Qu’Amour
me fiſt un Cigne
deuenir,
Couuert de
jonc
ie feindrois de mourir
Quand ie verrois ma cruelle au
riuage.
Et degoiſant mon
amoureuſe
rage
Pipee au ſon
ie la ferois venir.
Alors en lieu de
mal
& de triſteſſe,
Comblant mon cœur
de nepenthe
& lieſſe
I’irois ſon
ſein
doucement baiſoter,
Et
fin
oiſeau
moitié par ceſte
amorce,
Moitié i’aurois
(d’Amour
aidé) par
force
Ce qu’homme
en vain ie ne luy peus oſter.
En ligne le
02/07/26.
Dernière révision le 02/07/26.