Philibert BUGNYON (v. 1530-1587)
Malgré le sort…
Lyon, Jean Temporal, 1557.
ouvrir sur Gallica : sonnet LVIII, p. 47.

Malgré le sort de fortune l’adverse,
La Mer, le Feu, le Ciel, la Terre encore,
Dévotement j’adorerai l’aurore,
Qui de mes nuits tous les brouillas renverse.

Malgré le temps qui mes ans sape et verse,
Énamouré de ma riche Pandore,
Notre MÂCON laquelle emperle et dore,
Je louerai l’accointable commerce.

Plutôt sera sans lueur l’ample Sphère,
Le Ciel sans rond, Ciel des dieux le repaire,
Et de mon tout principal héritage :

Plutôt sera sans sable notre Saône,
Sans cours, poissons et sans pierres le Rhône,

Que l’amitié d’entre nous se partage.

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Malgré le sort de fortune l’adverse,
La Mer, le Feu, le Ciel, la Terre encore,
Dévotement j’adorerai l’aurore,
Qui de mes nuits tous les brouillas renverse.

Malgré le temps qui mes ans sape et verse,
Énamouré de ma riche Pandore,
Notre MÂCON laquelle emperle et dore,
Je louerai l’accointable commerce.

Plutôt sera sans lueur l’ample Sphère,
Le Ciel sans rond, Ciel des dieux le repaire,
Et de mon tout principal héritage :

Plutôt sera sans sable notre Saône,
Sans cours, poissons et sans pierres le Rhône,

Que l’amitié d’entre nous se partage.

 

En ligne le 23/07/21.
Dernière révision le 23/02/22.