««« Sémi­ra­mis »»»

« Sémi­ra­mis » dans :
Bu­gnyon
1557
~ Quand je la vois…

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Sémi­ra­mis. Baby­lo­nienne, fa­meuse, homme-femme, las­cive, porte-car­quois, cou­ra­geuse, dé­bor­dée, har­die, belle, im­pu­dique.

Sémi­ra­mis femme de Nine roi des As­sy­riens, voyant après la mort de son ma­ri que son jeune fils était in­ca­pable d’ad­mi­nis­trer ce grand royaume, et d’autre part que les As­sy­riens mal­ai­sé­ment en­du­re­raient qu’elle en fût sou­ve­raine gou­ver­nante, elle s’ha­bil­la en gar­çon, et ainsi se con­tre­fai­sant ob­tint la ma­jes­té royale. Cette reine fut de si grand cœur, qu’elle s’ef­for­çait de sur­mon­ter en gloire son ma­ri, tel­le­ment qu’après avoir par sa ver­tu aug­men­té son royaume, elle fit en­tou­rer de mu­railles la grande Ba­by­lone, et ré­pa­rer si ma­gni­fi­que­ment, qu’elle était ad­mi­rable. Même fit éri­ger au mi­lieu de la ville un temple à Jupiter, sur le­quel à cause de sa hau­teur les Chal­déans ob­ser­vaient les astres. Vrai est qu’on dit icelle avoir été fort las­cive, jus­ques à avoir re­quis son fils de cou­cher avec elle, et si en­ra­gée de l’amour d’un che­val, qu’elle s’en fit cou­vrir.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 244r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_494]
(texte modernisé).

[Voir aussi les reines Béré­nice, Cléo­pâtre, Pasiphe ; voir encore Euphrate.]


 

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Semi­ra­mis. Baby­lo­nienne, fa­meuse, homme-femme, las­ciue, porte-car­quois, cou­ra­geuse, des­bor­dee, har­die, belle, im­pu­dique.

Semi­ra­mis femme de Nine roi des As­sy­riens, voiant apres la mort de son ma­ri que son ieune fils estoit in­ca­pable de ad­mi­nis­trer ce grand roiaume, & d’autre part que les As­sy­riens mal-ai­sé­ment en­du­re­roient qu’elle en fut sou­ue­raine gou­uer­nante, elle s’ha­bil­la en gar­son, & ainsi se con­tre­fai­sant ob­tint la ma­ies­té roiale. Ceste roine fut de si grand cueur, qu’elle s’ef­for­çoit de sur­mon­ter en gloire son ma­ri, tel­le­ment qu’apres auoir par sa ver­tu aug­men­té son roiaume, elle fit en­tou­rer de mu­railles la grande Ba­by­lon, & re­pa­rer si ma­gni­fi­que­ment, qu’elle estoit ad­mi­rable. Mesmes fit eri­ger au mil­lieu de la ville vn temple à Iupiter, sur le­quel à cause de sa hau­teur les Chal­deans ob­ser­uoient les astres. Vrai est qu’on dit icelle auoir esté fort las­ciue, ius­ques à auoir re­quis son fils de cou­cher auec elle, & si en­ra­gee de l’amour d’vn che­ual, qu’elle s’en fit cou­urir.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 244r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_494]
(texte original).

[Voir aussi les reines Bere­nice, Cleo­patre, Pasiphe ; voir encore Euphrate.]



 

Liens

* On peut lire sur les légendes asso­ciées à Sé­mi­ra­mis, et sur leurs sources, L’hé­roïsme au fé­mi­nin. La fi­gure am­bi­guë de Sé­mi­ra­mis, un article d’Alain Moreau paru en 2006 dans le n°35 de la Col­lec­tion de la Mai­son de l’Orient et de la Médi­ter­ra­née, sé­rie lit­té­raire et phi­lo­so­phique, en ligne sur Persée, portail de publi­ca­tion élec­tro­nique de re­vues scien­ti­fiques en sciences hu­maines et so­ciales.

Liens valides au 07/07/19.