Jean de SPONDE (1557-1595)
Tout s’enfle contre moi…

[…] 

Je sais bien, mon Esprit, que cet air, et cette onde,
Cette Terre, ce Feu, ce Ciel qui ceint le Monde,
Enfle, abîme, retient, brûle, étreint tes désirs :

Tu vois je ne sais quoi de plaisant, et d’aimable,
Mais le dessus du Ciel est bien plus estimable,
Et de plaisants amours, et d’aimables plaisirs.

Ces Amours, ces Plaisirs dont les troupes des Anges
Caressent du grand Dieu les merveilles étranges,
Aux accords rapportés de leurs diverses voix,

Sont bien d’autres plaisirs, amours d’autre Nature
Ce que tu vois ici n’en est pas la peinture,
Ne fût-ce rien sinon pource que tu le vois.

[…] 

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

[…] 

Je sais bien, mon Esprit, que cet air, et cette onde,
Cette Terre, ce Feu, ce Ciel qui ceint le Monde,
Enfle, abîme, retient, brûle, étreint tes désirs :

Tu vois je ne sais quoi de plaisant, et d’aimable,
Mais le dessus du Ciel est bien plus estimable,
Et de plaisants amours, et d’aimables plaisirs.

Ces Amours, ces Plaisirs dont les troupes des Anges
Caressent du grand Dieu les merveilles étranges,
Aux accords rapportés de leurs diverses voix,

Sont bien d’autres plaisirs, amours d’autre Nature
Ce que tu vois ici n’en est pas la peinture,
Ne fût-ce rien sinon pource que tu le vois.

[…] 

 

En ligne le 03/04/21.
Dernière révision le 03/04/21.