Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Si je m’attriste…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.
ouvrir sur Gallica : Les Jeunesses, livre IV, p. 151.

Si ie m’attriste en ce lieu plein d’affreur,
Si sans espoir ie me pay d’esperance,
Si seurement ie suis hors d’asseurance,
Si pour le vray ie n’embrasse qu’erreur.

Si ie refuy la clarté pour l’horreur,
Si captiué i’attandz ma deliurance,
Si ie flechis sous la perseuerance,
Si discret i’entre en nouuelle fureur.

Est-ce pourtant à dire que ie viue?
Non, ie suis mort ! mais ma parole est viue,
Sortant d’vn corps de son ame orphelin.

Ainsi d’Echo ie suis l’image, & l’ame:
Ainsi iadis du profond de sa lame
S’oyoit la voix du Prophete Merlin.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Si ie m’attriste en ce lieu plein d’affreur,
Si sans espoir ie me pay d’esperance,
Si seurement ie suis hors d’asseurance,
Si pour le vray ie n’embrasse qu’erreur.

Si ie refuy la clarté pour l’horreur,
Si captiué i’attandz ma deliurance,
Si ie flechis sous la perseuerance,
Si discret i’entre en nouuelle fureur.

Est-ce pourtant à dire que ie viue?
Non, ie suis mort ! mais ma parole est viue,
Sortant d’vn corps de son ame orphelin.

Ainsi d’Echo ie suis l’image, & l’ame:
Ainsi iadis du profond de sa lame
S’oyoit la voix du Prophete Merlin.

 

En ligne le 04/07/14.
Dernière révision le 04/07/14.