Jean-Baptiste CHASSIGNET
(v.1570-1635)
Dernier poème en ligne :
1594 : Plusieurs pour l’an qui vient…

L’enfant ne peut venir du monument charnel
Que par l’étroit conduit, et périlleux passage



 
L’abbé GOUJET, 1752
 

JEAN-BAPTISTE CHASSIGNET

On peut aussi regarder comme des Médi­tations pleines de piété et de religion, l’ouvrage en vers où Jean-Baptiste Chassignet, de Besançon, Docteur en Droit, a réuni tout ce que l’on peut dire sur le mépris de la vie et la conso­lation contre la mort [1]. Mais cet ouvrage est trop long, et l’on y trouve trop souvent les mêmes pensées. Il consiste en plus de 440 Sonnets, et plusieurs Discours, Odes et Prières. Le Discours, qui commence à la page 241, est presque entiè­rement tiré des œuvres de Juste-Lipse.

Chassignet était fils de Jacques Chassignet, Docteur en Méde­cine. Il fit une grande partie de ses études sous Antoine Huet, Principal du Collège de Besançon, et il reconnaît qu’il devait à cet habile maître le goût qu’il avait pris des belles lettres, et en parti­culier pour la poésie. Il avait aussi profité des conver­sations et des lumières de Jacques-Antoine Chassignet, son frère, qui aimait pareil­lement la poésie, et de François-Charles Sonnet, leur parent commun, Docteur en Droit, Histo­rio­graphe, Seigneur de Gésincourt, etc.

Jean-Baptiste Chassignet était encore jeune quand il publia ses poésies, et celles-ci étaient même, comme il le dit, ses premiers essais. Je ne sais s’il a encore écrit depuis dans le même genre. Il mérite assu­rément des éloges pour avoir choisi un sujet si grave, si sérieux, si utile, dans un âge où il convient que les passions pouvaient avoir encore tout empire sur son cœur, s’il eût voulu les écouter.

L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XIII, 1752, pp. 412-414,
[Gallica, N0050656_PDF_438_440].


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[1] La "vie" de Chassignet succède dans la Biblio­thèque de l’abbé Goujet à celle de La Bourdai­sière dans laquelle l’abbé loue le poète d’avoir composé ses Médi­tations sur le Psaume 50, dans un moment que lui laissa une blessure.





Liens

Études

* On peut lire en ligne Rhéto­rique et poésie dans le Mépris de la vie et conso­lation contre la mort, étude de G. Hatt publiée sur son site Fleurs de rhéto­rique.

Liens valides au 20/02/13.



Tâches-tu d’échapper au monde désastreux ?
Le monde te poursuit au cercueil ténébreux

 

En ligne le 27/11/10.
Dernière révision le 30/01/16.