Salomon CERTON (1552-v.1620)
Esprits qui voletez…

A

ESprits qui voletez sur le bruit que bourdonne
Le fleuve recourbé qui de son vite cours
Lèche presque le tour de cette ville, où l’ours
Qui fut premier trouvé le redouté nom donne :

Si dévot quelquefois votre troupe mignonne
J’honore de mes vers. Et sur les légers tours
Que le soir vous tournez, de mes divers discours
Le son triste enroué pour contrebruit j’entonne :

Priez pour moi le Dieu qui se sied de côté
Sur le moite surgeon de ce fleuve irrité,
Qu’il cesse un peu le bruit qui trouble mes oreilles,

Ores que je vous veux étrenner de ces vers,
Puis écoute bénin mille discours divers
Que je force sortir d’une nuit de mes veilles.

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A

ESprits qui voletez sur le bruit que bourdonne
Le fleuve recourbé qui de son vite cours
Lèche presque le tour de cette ville, où l’ours
Qui fut premier trouvé le redouté nom donne :

Si dévot quelquefois votre troupe mignonne
J’honore de mes vers. Et sur les légers tours
Que le soir vous tournez, de mes divers discours
Le son triste enroué pour contrebruit j’entonne :

Priez pour moi le Dieu qui se sied de côté
Sur le moite surgeon de ce fleuve irrité,
Qu’il cesse un peu le bruit qui trouble mes oreilles,

Ores que je vous veux étrenner de ces vers,
Puis écoute bénin mille discours divers
Que je force sortir d’une nuit de mes veilles.

 

En ligne le 09/12/13.
Dernière révision le 08/08/16.