Claude TURRIN (v. 1540-av. 1572)
Je ne voulais jamais…
Paris, Jean de Bordeaux, 1572.

 

textes de
Turrin

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dispo­si­tion du
pré­am­bule
(vers 9 à 11)

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propos :
la constance
dans l’amour

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propos :
le parjure
de l’aimée

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[…] 

Je ne voulais jamais changer d’affection,
Je vous voyais toujours en contemplation,
J’avais toujours en l’œil votre perfection,

Bien que je ne vous visse.

Il me semblait aussi que vous ne me trompiez,
Quand étant près de vous assis dessus vos pieds,
Vous receviez en gré ainsi que vous disiez,

L’esclave et le service.

Je veux ce disiez-vous quand les cieux périront,
Je veux quand les amours les amours ne feront,
Et quand parmi les cieux les amours ne luiront,

Que notre amitié cesse.

Avecque ces beaux mots certes j’eusse bien cru,
Le feu être la glace, et la glace le feu,
Certes j’eusse bien cru, que l’œil qui m’a déçu,

N’était de vous, maîtresse.

[…] 

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

[…] 

Je ne voulais jamais changer d’affection,
Je vous voyais toujours en contemplation,
J’avais toujours en l’œil votre perfection,

Bien que je ne vous visse.

Il me semblait aussi que vous ne me trompiez,
Quand étant près de vous assis dessus vos pieds,
Vous receviez en gré ainsi que vous disiez,

L’esclave et le service.

Je veux ce disiez-vous quand les cieux périront,
Je veux quand les amours les amours ne feront,
Et quand parmi les cieux les amours ne luiront,

Que notre amitié cesse.

Avecque ces beaux mots certes j’eusse bien cru,
Le feu être la glace, et la glace le feu,
Certes j’eusse bien cru, que l’œil qui m’a déçu,

N’était de vous, maîtresse.

[…] 

 

En ligne le 06/06/10.
Dernière révision le 20/01/24.