AH
Mignonne !
ah
folâtre !
ah
lascive !
ah
rebelle !
Donc tes
grâces,
tes
ris, tes
appâts, tes
rigueurs,
Croîtront par heur, par
jeu, par
attrait, par
cautèle,
Mes
pensers, mes
désirs, mes
feux, et mes
langueurs ?
Le
son, la
force, l’air,
de la Musique
molle,
Flatte,
charme,
adoucit, la
peur, le
mal, le
deuil,
De ceux qu’une Tarente assaut,
atteint,
affole :
Mais quel remède
hélas ! aux coups
d’un tel orgueil ?
Nous voici tout seulets, rien rien ne
nous empêche,
Prenons donc nos ébats,
et suçons à
plaisir
Nos baisers
rebaisés : viens Belle, et te
dépêche,
Nous userons ailleurs de
sagesse
à loisir.
Assez et trop je souffre, et ma
face
en est
blême :
Mais puisque tes amours
me vont ore échauffant,
Jouons-nous comme Amants !
sais-tu pas qu’Amour
même
Se plaît à folâtrer, et n’est
qu’un
jeune
enfant ?
AH
Mignonne !
ah
folâtre !
ah
lascive !
ah
rebelle !
Donc tes
grâces, tes
ris, tes
appâts, tes
rigueurs,
Croîtront par
heur,
par
jeu, par
attrait, par
cautèle,
Mes
pensers, mes
désirs, mes
feux, et
mes
langueurs ?
Le
son, la
force, l’air,
de la Musique
molle,
Flatte,
charme,
adoucit,
la
peur, le
mal, le
deuil,
De ceux qu’une
Tarente assaut,
atteint, affole :
Mais quel remède
hélas ! aux coups
d’un tel
orgueil ?
Nous voici tout
seulets, rien rien ne
nous empêche,
Prenons donc nos ébats, et suçons à
plaisir
Nos baisers
rebaisés : viens Belle,
et te dépêche,
Nous userons ailleurs de
sagesse
à loisir.
Assez et trop je
souffre, et ma
face
en est
blême :
Mais puisque tes amours
me vont ore échauffant,
Jouons-nous comme Amants !
sais-tu pas qu’Amour
même
Se plaît à folâtrer,
et n’est
qu’un
jeune
enfant ?
En ligne le
20/10/26.
Dernière révision le 20/10/26.