Clément DESAURS (?-?)
Bel est le bois…
Lyon, Benoît Rigaud, 1589.
ouvrir sur Gallica : sonnet XXII, pp. 26-27.

Bel est le bois, qui cent mille oisillons,
Dessous son vert tirelirants recèle :
Bel est l’argent, qui murmurant ruisselle
Sur un gravier à menus bondillons.

Bel est le lustre émaillé de fleurons,
Qu’Avril éclot sur la terre nouvelle :
Belle est la nuit de qui l’aigu décèle
Dedans le ciel cent mille lamperons.

Beaux sont les rais dont Phébus se décore,
Belle est aussi la tresse de l’Aurore :
Bel est le jour sans nuage serein :

Belles aussi les Gemmes Orientales :
Mais ces beautés ne sont en rien égales
À la beauté qui mon œil entretient.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Bel est le bois, qui cent mille oisillons,
Dessous son vert tirelirants recèle :
Bel est l’argent, qui murmurant ruisselle
Sur un gravier à menus bondillons.

Bel est le lustre émaillé de fleurons,
Qu’Avril éclot sur la terre nouvelle :
Belle est la nuit de qui l’aigu décèle
Dedans le ciel cent mille lamperons.

Beaux sont les rais dont Phébus se décore,
Belle est aussi la tresse de l’Aurore :
Bel est le jour sans nuage serein :

Belles aussi les Gemmes Orientales :
Mais ces beautés ne sont en rien égales
À la beauté qui mon œil entretient.

 

En ligne le 26/03/22.
Dernière révision le 01/11/23.