Clovis HESTEAU (?-?)
Comme on voit un chevreuil…
Paris, Abel L’Angelier, 1578.
ouvrir sur Gallica : Amours, sonnet LXI, f° 48r°.

Comme on voit un chevreuil qu’un grand Tigre terrasse,
Qui deçà qui delà, ore haut ore bas,
Le vautrouille et l’étend dans son sanglant trépas,
Pavant des os du sang et de sa peau la place :

Puis en assouvissant sa carnagère audace
Tranche, poudroye, hume, et foule de ses pas,
La chair, les os, le sang dont il fait son repas,

Laissant parmi les bois mainte sanglante trace.

Et comme on vit jadis les borgnes Etnéans,
Rebattre à coups suivis les boucliers dictéans,
Sous le fer rehaussé d’une force indomptable :

Amour me va plongeant dans mon mortel tourment,
Me rompt, trouble, ravit, os, sang, et sentiment,
Et martèle mon chef d’un bras insupportable.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Comme on voit un chevreuil qu’un grand Tigre terrasse,
Qui deçà qui delà, ore haut ore bas,
Le vautrouille et l’étend dans son sanglant trépas,
Pavant des os du sang et de sa peau la place :

Puis en assouvissant sa carnagère audace
Tranche, poudroye, hume, et foule de ses pas,
La chair, les os, le sang dont il fait son repas,

Laissant parmi les bois mainte sanglante trace.

Et comme on vit jadis les borgnes Etnéans,
Rebattre à coups suivis les boucliers dictéans,
Sous le fer rehaussé d’une force indomptable :

Amour me va plongeant dans mon mortel tourment,
Me rompt, trouble, ravit, os, sang, et sentiment,
Et martèle mon chef d’un bras insupportable.

 

En ligne le 25/05/08.
Dernière révision le 04/12/11.