Clovis HESTEAU (?-?)
Comme on voit un chevreuil…
Paris, Abel L’Angelier, 1578.

Comme on voit vn cheureuil qu’vn grand Tigre terrace,
Qui deçà qui delà, ore haut ore bas,
Le vautrouille & l’estend dans son sanglant trespas,
Pauant des os du sang & de sa peau la place:

Puis en assouuissant sa carnagere audace
Tranche, poudroye, hume, & foulle de ses pas,
La chair, les os, le sang dont il fait son repas,
Laissant parmy les bois mainte sanglante trace.

Et comme on veit iadis les borgnes Ætneans,
Rebattre à coups suiuis les boucliers dicteans,
Sous le fer rehaussé d’vne force indomptable:

Amour me va plongeant dans mon mortel tourment,
Me rond, trouble, rauit, os, sang, & sentiment,
Et martelle mon chef d’vn bras insuportable.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Comme on voit vn cheureuil qu’vn grand Tigre terrace,
Qui deçà qui delà, ore haut ore bas,
Le vautrouille & l’estend dans son sanglant trespas,
Pauant des os du sang & de sa peau la place:

Puis en assouuissant sa carnagere audace
Tranche, poudroye, hume, & foulle de ses pas,
La chair, les os, le sang dont il fait son repas,
Laissant parmy les bois mainte sanglante trace.

Et comme on veit iadis les borgnes Ætneans,
Rebattre à coups suiuis les boucliers dicteans,
Sous le fer rehaussé d’vne force indomptable:

Amour me va plongeant dans mon mortel tourment,
Me rond, trouble, rauit, os, sang, & sentiment,
Et martelle mon chef d’vn bras insuportable.

 

En ligne le 25/05/08.
Dernière révision le 22/09/18.