Claude GARNIER (?-v. 1630)
Soit qu’elle parle…
Paris, Gilles Robinot, 1609.

Soit qu’elle parle, ou bien qu’elle entrelasse
Au Luth contreint le branle de ses dois,
Ou qu’en fredons elle anime sa vois,
Ou qu’à la dance elle flambe de grace.

Ou que pompeuze en l’Eglise elle passe
Auec vn port réduizant à la fois
Tous les passans, immobilemant frois
Comme rochers voyant sa belle face.

Ou qu’elle rie, ou que ses bruns cheueus,
Frisez, crépez, soient retressez de neus,
Ou molemant aualez par ondées:

Rien d’icy bas ne vit en ses beautez,
Aussi les trais de ses diuinitez
Coulent du sein des plus belles Idées.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Soit qu’elle parle, ou bien qu’elle entrelasse
Au Luth contreint le branle de ses dois,
Ou qu’en fredons elle anime sa vois,
Ou qu’à la dance elle flambe de grace.

Ou que pompeuze en l’Eglise elle passe
Auec vn port réduizant à la fois
Tous les passans, immobilemant frois
Comme rochers voyant sa belle face.

Ou qu’elle rie, ou que ses bruns cheueus,
Frisez, crépez, soient retressez de neus,
Ou molemant aualez par ondées:

Rien d’icy bas ne vit en ses beautez,
Aussi les trais de ses diuinitez
Coulent du sein des plus belles Idées.

 

En ligne le 20/10/12.
Dernière révision le 17/10/18.