Cristofle DU PRÉ (?-?)
Rien n’est vu permanent…
Paris, Mamert Patisson, 1577.
ouvrir sur Gallica : Les Larmes funèbres, f° 19v°.

Rien n’est vu permanent, toute chose se passe,
Tous nos faits en la fin sont du temps dévorés :
Les palais somptueux, et les sceptres dorés,
Le chenu ravisseur les détruit et les casse.

La terre tremble au bruit de sa seule menace,
Le soleil en a peur, et les cieux honorés,
Les mausoles pompeux en sont vus atterrés,
Et le siècle plus vieil connaît bien son audace.

Si doncques il permet à la mère Nature,
Que quelque beau signal lui demeure et lui dure,
Votre Nom immortel puisse vaincre les ans,

Les palais somptueux, et les sceptres qu’on dore,
Le soleil et la terre, et les cieux qu’on honore,
Les Mausoles pompeux, et la rage du Temps.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Rien n’est vu permanent, toute chose se passe,
Tous nos faits en la fin sont du temps dévorés :
Les palais somptueux, et les sceptres dorés,
Le chenu ravisseur les détruit et les casse.

La terre tremble au bruit de sa seule menace,
Le soleil en a peur, et les cieux honorés,
Les mausoles pompeux en sont vus atterrés,
Et le siècle plus vieil connaît bien son audace.

Si doncques il permet à la mère Nature,
Que quelque beau signal lui demeure et lui dure,
Votre Nom immortel puisse vaincre les ans,

Les palais somptueux, et les sceptres qu’on dore,
Le soleil et la terre, et les cieux qu’on honore,
Les Mausoles pompeux, et la rage du Temps.

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En ligne le 22/04/08.
Dernière révision le 20/02/14.