Salomon CERTON (1552-v.1620)
Pour ravir la toison…

E
Il n’y a pas une Apostrophe pour sauver l’e.

POur ravir la toison quand Jason courut tant,
Il y parvint pour vrai, l’arrachant hors du fort
Aux dragons flamboyants : mais non par son bras fort,
Non par son bac fatal à Cholios loin flottant.

Car sans ton fort pouvoir qui lui fut assistant
Ô doux fils à la nuit, par un subtil confort,
Son cas allait fort mal : Il y fût plutôt mort,
Tant grand, tant beau fût-il, tant hardi combattant.

Mais tu lui fus ami, quand ton appât charmait
Son dragon, qui sans fin son tison allumait.
Il jouit donc par toi du prix ainsi conquis :

Donc à toi qui lui fis un tant ami support,
Un tour tant à propos, un tant divin confort,
Soit un los immortel à tout jamais acquis.

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E
Il n’y a pas une Apostrophe pour sauver l’e.

POur ravir la toison quand Jason courut tant,
Il y parvint pour vrai, l’arrachant hors du fort
Aux dragons flamboyants : mais non par son bras fort,
Non par son bac fatal à Cholios loin flottant.

Car sans ton fort pouvoir qui lui fut assistant
Ô doux fils à la nuit, par un subtil confort,
Son cas allait fort mal : Il y fût plutôt mort,
Tant grand, tant beau fût-il, tant hardi combattant.

Mais tu lui fus ami, quand ton appât charmait
Son dragon, qui sans fin son tison allumait.
Il jouit donc par toi du prix ainsi conquis :

Donc à toi qui lui fis un tant ami support,
Un tour tant à propos, un tant divin confort,
Soit un los immortel à tout jamais acquis.

 

En ligne le 17/11/13.
Dernière révision le 14/04/15.