Philippe DESPORTES (1546-1606)
Vos yeux, belle Diane…
Paris, Robert Estienne, 1573.

 

textes de
Des­portes

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dispo­si­tion de la
recol­lec­tion
(vers 1-11 → 14)

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les armes de l’amour : feu, fer, prison, chaînes, mort

 

Vos yeux, belle Diane, ont autant de puissance
Qu’une arquebuse à roue : et vos sourcils voûtés,
Ce sont deux arcs Turquois, qui rendent surmontés
Les cœurs qui pensent plus faire de résistance.

Votre front c’est le marbre, où l’archer qui m’offense
Aiguise à mon malheur ses traits de tous côtés :
Votre chaste estomac, le séjour des beautés,
La prison, qui me garde en votre obéissance.

Pour mieux me détenir, de votre poil doré
Avez fait les liens dont je suis enserré :
Puis votre dur refus est mon dernier supplice.

Ainsi donc je reçois par la rigueur du sort,
Par la vôtre, ma Dame, et pour votre service,
Le feu, le fer, prison, les chaînes, et la mort.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Vos yeux, belle Diane, ont autant de puissance
Qu’une arquebuse à roue : et vos sourcils voûtés,
Ce sont deux arcs Turquois, qui rendent surmontés
Les cœurs qui pensent plus faire de résistance.

Votre front c’est le marbre, où l’archer qui m’offense
Aiguise à mon malheur ses traits de tous côtés :
Votre chaste estomac, le séjour des beautés,
La prison, qui me garde en votre obéissance.

Pour mieux me détenir, de votre poil doré
Avez fait les liens dont je suis enserré :
Puis votre dur refus est mon dernier supplice.

Ainsi donc je reçois par la rigueur du sort,
Par la vôtre, ma Dame, et pour votre service,
Le feu, le fer, prison, les chaînes, et la mort.

 

En ligne le 04/08/21.
Dernière révision le 04/08/21.