««« courti­san »»»

« Courti­sans » dans :
Grévin
1560
~ C’est aujour­d’hui vertu…

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Courti­san ou Courti­seur. Aveugle, sourd, muet, brave, menteur, dame­ret, variable, effron­té, gourmande harpie, ambi­tieux, impu­dent, rusé, hypo­crite, pipeur, volup­tueux, ingrat, superbe, éponge de Cour, flatteur ou afflat­teur, masqué, vanteur, blandis­sant, impor­tun, facé­tieux, dissi­mu­lé ou dis­si­mu­la­teur, curia­liste, vieil singe, trompeur, damoi­se­let, atti­fé, mondain, gaillard, fin ou feint, musqué, bouffon, pompeux, mignon de Cour, parfu­mé, affron­teur, babil­lard, paré, médi­sant, accrê­té, dé­loyal, peigné, dorlo­té, lascif, dégui­sé, moqueur, affa­mé de béné­fices, éhon­té, damoi­seau, langa­ger, fardé.

J’affir­me­rai volon­tiers après les autres, que le nom de Courti­san est venu de Courtois, d’autant que ceux lesquels hantent aux cours des Rois et Princes sont ordi­nai­re­ment fort gracieux et civils. Néan­moins ce mot qui est hono­rable selon son éty­mo­lo­gie, est mainte­nant si infâme, que pour décla­rer un homme vicieux au suprê­me­la­tif degré on l’appelle Courti­san, duquel le dimi­nu­tif est Courti­sa­neau.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 70v°-71r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_147_148]
(texte modernisé).

[Courtisane. Caresse, faveur.]






















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Courti­san ou Courti­seur. Aueugle, sourd, muet, braue, menteur, dame­ret, variable, effron­té, gourmande harpie, ambi­tieus, impu­dent, rusé, hypo­crite, pipeur, volup­tueus, ingrat, superbe, esponge de Cour, flateur ou affla­teur, masqué, vanteur, blandis­sant, impor­tun, face­tieus, dissi­mu­lé ou dis­si­mu­la­teur, curia­liste, vieil singe, trompeur, damoi­se­let, atti­fé, mondain, gaillard, fin ou feint, musqué, bouffon, pompeus, mignon de Cour, parfu­mé, affron­teur, babil­lard, paré, mesdi­sant, accres­té, des­loial, peigné, dorlo­té, lascif, desgui­sé, moqueur, affa­mé de bene­fices, eshon­té, damoi­seau, langa­ger, fardé.

I’affer­me­roi volon­tiers apres les autres, que le nom de Courti­san est venu de Courtois, d’autant que ceux lesquels hantent aux cours des Rois & Princes sont ordi­nai­re­ment fort gratieus & ciuils. Neant­moins ce mot qui est honno­rable selon son ety­mo­lo­gie, est mainte­nant si infame, que pour decla­rer vn homme vitieus au supre­me­la­tif degré on l’appelle Courti­san, duquel le dimi­nu­tif est Courti­san­neau.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 70v°-71r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_147_148]
(texte original).

[Courti­sane. Caresse, faueur.]