««« Guyse »»»
 

Guyse. Prince lor­rain, Achille guy­sien, race de Lo­thaire, Sci­pion des Fran­çais, se­cond Mars, hé­ros di­vin, foudre de guerre, appui de France, l’hon­neur des che­va­liers.

Cet invin­cible Prince et bien-aimé Duc de Guyse, tant pour avoir eu l’hon­neur de Dieu en sin­gu­lière recom­man­da­tion, por­té fidèle obéis­sance à son Roi, et fait ce qui lui a été pos­sible pour le repos du pauvre peuple, qu’aus­si pour s’être cou­ra­geu­sement oppo­sé aux enne­mis de la France, soit à la dé­fense ou prise des villes qua­si impre­nables, ou bien à les com­battre, et vaincre plu­sieurs fois en pleine cam­pagne, mé­rite dis-je tous les hono­rables épi­thètes qu’on sau­rait attri­buer au plus vail­lant et redou­té sei­gneur dont les his­toires fassent men­tion. Or s’étant em­ployé si heu­reu­se­ment en guerre tant étran­gère que ci­vile, comme il était prêt de re­mettre en la sujé­tion de notre Roi la ville d’Or­lé­ans par des re­belles occu­pée, un cer­tain Pol­trot soi-disant sei­gneur de Mérey pol­tron­ne­ment assas­si­na ce très ma­gna­nime Duc, que la force des armes n’avait pu ja­mais sur­mon­ter, au grand re­gret non seu­le­ment des chré­tiens catho­liques de la France, mais aus­si de toutes les na­tions étranges, les­quelles par expé­rience avaient con­nu ses hé­roïques prouesses.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 120r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_246_247]
(texte modernisé).

[Guysien /-ienne. Capi­taine, che­va­lier, foi, vail­lance ou vail­lan­tise.]

[Voir aussi François de Valois premier.]


 

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Guyse. Prince Lor­rain, achille guy­sien, race de Lo­thaire, sci­pion des Fran­çois, se­cond Mars, he­ros di­uin, foudre de guerre, appui de France, l’hon­neur des che­ua­liers.

Cet inuin­cible Prince & bien-aimé Duc de Guyse, tant pour auoir eu l’hon­neur de Dieu en sin­gu­liere recom­men­da­tion, por­té fidele obeis­sance a son Roi, & fait ce qui lui a esté pos­sible pour le repos du pauure peuple, qu’aus­si pour s’estre cou­ra­geu­sement oppo­sé aux enne­mis de la France, soit à la def­fense ou prinse des villes qua­si impre­nables, ou bien a les com­batre, & vaincre plu­sieurs fois en plaine cam­pagne, me­rite di-ie tous les hon­no­rables epi­thetes qu’on seau­roit attri­buer au plus vail­lant & redou­té sei­gneur dont les his­toires facent men­tion. Or s’estant em­ploié si heu­reu­se­ment en guerre tant estran­gere que ci­uile, comme il estoit prest de re­mettre en la sub­iec­tion de nostre Roi la ville d’Or­le­ans par des re­belles occu­pee, vn cer­tain Pol­trot soi disant sei­gneur de Merey pol­tron­ne­ment assas­si­na ce tres­ma­gna­nime Duc, que la force des armes n’auoit peu ia­mais sur­mon­ter, au grand re­gret non seul­le­ment des chres­tiens catho­liques de la France, mais aus­si de toutes les na­tions estranges, les­quelles par expe­rience auoient con­nu ses he­roïques prouesses.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 120r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_246_247]
(texte original).

[Guysien /-ienne. Capi­taine, che­ua­lier, foi, vail­lance ou vail­lan­tise.]

[Voir aussi François de Valois premier.]