Jacques GRÉVIN (1538-1570)
Je suis ferme et dispos…
Paris, Robert Estienne, 1560.
ouvrir sur Gallica : L’Olimpe, p. 67.

Je suis ferme et dispos, et ne me puis défendre,
Je suis d’un grand courage, et le cœur me défaut,
J’ai les ailes aux flancs, et ne puis voler haut,
J’ai vaincu l’ennemi, et à lui me faut rendre :

J’ai des moyens assez, et ne puis entreprendre,
Je connais bien mon mal, et ne sais qu’il me faut,
Rien ne m’est dénié, et de tout j’ai défaut,
Je n’ai besoin de rien, et tout il me faut vendre.

De rien ne m’ont servi ma défense et mon cœur,
Ni le vol dont je suis de l’ennemi vainqueur,
Ni tous mes beaux moyens, et moins la connaissance

Que j’ai eu de mon mal, ni tout le bon crédit,
Ni l’usufruit du bien qui ne m’est interdit,
Puisqu’il faut que je meure en si grande abondance.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Je suis ferme et dispos, et ne me puis défendre,
Je suis d’un grand courage, et le cœur me défaut,
J’ai les ailes aux flancs, et ne puis voler haut,
J’ai vaincu l’ennemi, et à lui me faut rendre :

J’ai des moyens assez, et ne puis entreprendre,
Je connais bien mon mal, et ne sais qu’il me faut,
Rien ne m’est dénié, et de tout j’ai défaut,
Je n’ai besoin de rien, et tout il me faut vendre.

De rien ne m’ont servi ma défense et mon cœur,
Ni le vol dont je suis de l’ennemi vainqueur,
Ni tous mes beaux moyens, et moins la connaissance

Que j’ai eu de mon mal, ni tout le bon crédit,
Ni l’usufruit du bien qui ne m’est interdit,
Puisqu’il faut que je meure en si grande abondance.

 

En ligne le 24/10/05.
Dernière révision le 04/04/13.