Marc Claude de BUTTET
(v.1530-1586)
Dernier poème en ligne :
1561 : Tu as ce crin…

Et son doux bras au mien mollemement allié,
Faisant par son jardin
la ronde promenade

 

 
L’abbé GOUJET, 1748
 

MARC-CLAUDE DE BUTTET.

Marc-Claude de Buttet était plus savant que son ami Des Autels [1]. Outre les langues Grecque et latine et la connaissance des bons Auteurs, il s’était appliqué à la science des Mathé­matiques et de la Philo­sophie, et l’on assure qu’il y a excellé. C’était un Gentil­homme de savoie, dont la famille paraît avoir vécu avec honneur à Chambéry, et s’être distinguée par les armes. Il fut envoyé dès sa première jeunesse à Paris, où il fit ses études, et il se félicite de l’éducation qu’il reçut dans cette ville. Il y acquit la connaissance du Cardinal de Châtillon, et cette Éminence le présenta à Marguerite de France, qui épousa depuis Emmanuel Philibert, Duc de Savoie. Buttet, déjà bien reçu chez les Grands, et flatté sur ses talents par ses amis, hésita quelque temps sur le parti dans lequel il devait s’engager. Sa naissance, l’exemple de plusieurs de ses parents, et celui de Louis Buttet, son cousin, en parti­culier, semblaient devoir le déter­miner pour la profession militaire ; mais son amour pour les lettres, surtout pour la poésie, joint à la paix survenue par le mariage de Marguerite de France avec son Souverain, lui firent embrasser un genre de vie plus tranquille et plus conforme à son incli­nation.

[…]

La même année qu’il donna son Épi­thalame, il publia aussi sur la paix une Ode pour laquelle on lui avait accordé un privilège dès le 21 Février 1558. Ces deux pièces ont été réim­primées avec quelques changements, dans un recueil de ses poésies dont il fit présent au public en 1561. Ce recueil, où Buttet a transporté dans notre langue bien des mots nouveaux tirés du Grec et du Latin, sur lesquels il se justifie fort mal, contient d’abord deux livres d’Odes, vingt-cinq dans le premier, trente-un dans le second : ensuite son Amalthée en cent vingt-huit Sonnets, et l’Épi­thalame dont je vous ai parlé. J’ai tiré de ces pièces les faits que j’ai rapportés.

[…]

L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XII, 1748, pp. 353-356
[Gallica, N0050655_PDF_356_359]
(texte modernisé).


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Notes

[1] La "vie" de Marc Claude de Buttet succède dans la Bibliothèque de l’abbé Goujet à celle de Guillaume Des Autels.





Liens

Compte rendu de lecture

* On peut lire un compte rendu de lecture, par Michèle Clément, de Marc-Claude de Buttet, l’Honneur de la Savoie, biographie publiée par Sarah Alyn Stacey chez Champion en 2006, paru dans la revue Réforme, Humanisme, Renaissance, (volume 65, 2007) consultable sur Persée, portail de publication élec­tronique de revues scienti­fiques en sciences humaines et sociales.

Liens valides au 23/07/16.

Étude en ligne

* On peut lire en ligne la page que Louis Terreaux consacre à Marc-Claude de Buttet, dans un article illustrant l’iden­tité culturelle savoyarde, La litté­rature savoyarde du Moyen-Âge au début du XVIIIe siècle, sur le site Sabaudia.org qui a pour objet de présenter l’histoire, le patrimoine et les archives des Pays de Savoie.

Liens valides au 23/07/16.


 


En ligne le 02/11/08.
Dernière révision le 23/07/16.