Claude de PONTOUX (v. 1540-1579)
Tant de poissons…
Lyon, Benoît Rigaud, 1579.
ouvrir sur Gallica : L’Idée, XLVIII, p. 39.

Tant de poissons n’a point la vague mer,
Ni là-dessus le cercle de la Lune
Oncques ne vit tant d’astres nuit aucune :
Ni l’on ne voit tant de fleuves couler

Dedans la mer, ni l’on n’oit gazouiller
Tant d’oisillons par chaque forêt brune,
Ni par les champs l’herbe n’est tant commune,
Ni tant fréquent le nuage par l’air :

Ni l’on ne voit tant de feuilles aux branches,
Ni tant tomber de neige aux Alpes blanches,
Ni tant de rocs n’apparaissent aux monts,

Ni tant de fleurs le printemps ne rapporte,
Ni tant de corps la terre ample ne porte,

Que de soupirs sortent de mes poumons.

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Tant de poissons na point la vague mer,
Ni là-dessus le cercle de la Lune
Oncques ne vit tant dastres nuit aucune :
Ni lon ne voit tant de fleuves couler

Dedans la mer, ni lon noit gazouiller
Tant doisillons par chaque forêt brune,
Ni par les champs lherbe nest tant commune,
Ni tant fréquent le nuage par lair :

Ni lon ne voit tant de feuilles aux branches,
Ni tant tomber de neige aux Alpes blanches,
Ni tant de rocs napparaissent aux monts,

Ni tant de fleurs le printemps ne rapporte,
Ni tant de corps la terre ample ne porte,

Que de soupirs sortent de mes poumons.

 

En ligne le 16/02/26.
Dernière révision le 16/02/26.