MIllefois
pour auoir, ô ma douce
guerriere,
Paix
auec voz
beaux
yeux,
à vostre
obeissance
I’ay mon cœur
presenté, mais si
haute
excellence
Ne veut si bas mander sa
pensee
trop
fiere.
Et aussi si quelque autre y
esperoit
legere
Et
trompeuse
seroit toute son
esperance:
Car desdaignant tout ce qui vous est de
nuisance,
Estre sien il ne peut comme à
l’heure
premiere.
Or si ie l’abandonne &
de vous
nullement
Il n’a en son
exil
quelque soulagement
A autruy il ne peut estre ni à
soymesme.
Dont son
cours
naturel
prendra
desuoyement,
Et vous & moy la
coulpe
en aurons seulement,
Mais tant plus grande vous quand de plus il vous aime.
MIllefois
pour auoir,
ô ma douce
guerriere,
Paix
auec voz
beaux
yeux,
à voſtre
obeiſſance
I’ay mon
cœur
preſenté,
mais ſi
haute
excellence
Ne veut ſi bas mander ſa
penſee
trop
fiere.
Et auſſi ſi quelque autre y
eſperoit
legere
Et
trompeuſe
ſeroit toute ſon
eſperance:
Car deſdaignant tout ce qui vous eſt de
nuiſance,
Eſtre ſien il ne peut comme à
l’heure
premiere.
Or ſi ie l’abandoñe
& de vous nullemẽt
Il n’a en ſon
exil
quelque ſoulagement
A autruy il ne peut eſtre ni à ſoymeſme.
Dont ſon
cours
naturel
prendra
deſuoyement,
Et vous & moy la
coulpe
en aurons ſeulement,
Mais tant plus grande vous quand de plus il vous aime.
En ligne le
24/05/06,
versé dans l’anthologie principale le
06/10/26.
Dernière révision le 06/10/26.