Jacques PELETIER du mans (1517-1582)
Ceux qui voudront…
Lyon, Jean de Tournes, 1555.

Ceux qui voudront se douloir, qu’ils se deuillent :
J’ai, quant à moi, parfaite suffisance :
Je me repais de divine plaisance
Ès trois beautés qui en une m’accueillent.

L’âme, l’ouïe et la vue recueillent
L’enseignement, la Musique et l’aisance
De son esprit, [de sa] voix et présence :

Qu’est-il besoin que plus les hommes veuillent ?

Tout ce qui est en moi le plus insigne,
Prend ce qui est d’elle tout le plus digne :
Et raison veut que raison je me rende,

Si quelque chose encore je n’ai prise,
Ma Dame pas ne l’estime assez grande,
Pour guerdonner ce qu’en moi elle prise.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ceux qui voudront se douloir, qu’ils se deuillent :
J’ai, quant à moi, parfaite suffisance :
Je me repais de divine plaisance
Ès trois beautés qui en une m’accueillent.

L’âme, l’ouïe et la vue recueillent
L’enseignement, la Musique et l’aisance
De son esprit, [de sa] voix et présence :

Qu’est-il besoin que plus les hommes veuillent ?

Tout ce qui est en moi le plus insigne,
Prend ce qui est d’elle tout le plus digne :
Et raison veut que raison je me rende,

Si quelque chose encore je n’ai prise,
Ma Dame pas ne l’estime assez grande,
Pour guerdonner ce qu’en moi elle prise.

 

En ligne le 02/04/13.
Dernière révision le 17/06/17.