Jacques de COURTIN
(v. 1560-1584)
Dernier poème en ligne :
1581 : Il était jour…
 

Vous voyant je suis tout, et rien

Absent de vous

 

 
L’abbé GOUJET, 1748
 

JACQUES DE COURTIN DE CISSÉ.

Ce Jacques de Courtin de Cissé, dont vous venez de lire les vers, était compa­tri­ote de Belleau, ou du moins de la même Province[1]. Il était le fils de Jacques Courtin qui selon Gilles Bry, fut le dernier Bailli du Perche en robe longue[a]. Le même histo­rien ajoute que ce Bailli « était homme de bonnes lettres, d’un esprit poli, de grande répu­ta­tion, qu’il avait exercé vingt ans entiers l’état d’Avo­cat en la Cour de Parle­ment ; et qu’il fut tué l’an 1572 en la forêt de Bellesme. » Jacques de Courtin, son fils, ne lui survé­cut que de quelques années, étant mort le 18 Mars 1584, n’ayant qu’envi­ron vingt-quatre ans. Dans un âge si jeune, il s’était déjà fait un grand nom par ses talents, et surtout par ses poé­sies. Comme il s’était trouvé aux grands jours de Poitiers avec Étienne Pasquier, Claude Binet, et plusieurs autres beaux esprits de ce temps-là, il avait, comme eux, célé­bré la Puce de Mademoiselle Des Roches : l’on trouve de lui sur ce frivole sujet, dans le recueil inti­tulé, la Puce des grands jours de Poitiers, une imi­ta­tion en vers Français d’une pièce de Joseph Scaliger en vers Latins.

Dès 1581, Jacques de Courtin, âgé seule­ment de vingt ou de vingt et un ans, avait donné un recueil de ses poé­sies, qu’il avait dédié à Anne de Joyeuse, Seigneur d’Arques, Chambel­lan du Roi, Conseil­ler d’État, et Capi­taine de cent hommes d’armes des ordon­nances de Sa Majes­té. […]

L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XII, 1748, pp. 301-302
[Gallica, NUMM-50655, PDF_304_305]
(texte modernisé).


________

Notes

[1] La "vie" de Jacques de Courtin succède dans la Biblio­thèque de l’abbé Goujet à celle de Rémy Belleau, qui se conclut par un extrait de l’ode que Courtin adres­sa à Claude Binet sur la mort de Belleau.


[a] [note de l’abbé Goujet] Histoire d’Alen­çon et du Perche, pag. 373 & p. 49.





En ligne le 11/01/09.
Dernière révision le 09/09/18.