Claude de TAILLEMONT (1526 ? -?)
Roses, et blanches fleurs…
Lyon, Jean Temporal, 1556.
ouvrir sur Gallica : La Tricarite, p. 58.

Roses, et blanches fleurs, il faudrait à main pleine
(Qui voudrait couronner nature de son los)
Cueillir, et amasser, en cette belle plaine,
Ou pente où ne se voit nerfs, arête, ni os :
Faisant dis-je ployer en arc, depuis le dos
Au subtil chatouiller d’une main assaillante,
La partie du corps grassette, et tressaillante,
Où le rond suspendu se voit contre-élever :
Elle est souple au mouvoir, et ferme à soulever,
(Heureux qui par essai saura ce que je cuide)

Mais qui pour haut monter trop s’en fera lever,
Ira bientôt trouver au Ciel sa place vide.

 
 

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Roses, et blanches fleurs, il faudrait à main pleine
(Qui voudrait couronner nature de son los)
Cueillir, et amasser, en cette belle plaine,
Ou pente où ne se voit nerfs, arête, ni os :
Faisant dis-je ployer en arc, depuis le dos
Au subtil chatouiller dune main assaillante,
La partie du corps grassette, et tressaillante,
Où le rond suspendu se voit contre-élever :
Elle est souple au mouvoir, et ferme à soulever,
(Heureux qui par essai saura ce que je cuide)

Mais qui pour haut monter trop sen fera lever,
Ira bientôt trouver au Ciel sa place vide.

 
 

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En ligne le 10/05/26.
Dernière révision le 10/05/26.