Christofle DU PRÉ (?-?)
Pour pleurer à loisir…
Paris, Mamert Patisson, 1577.
ouvrir sur Gallica : Les Larmes funèbres, f° 15r°.

Pour pleurer à loisir tout le monde je fuis,
Tout le monde je fuis pour pleurer et me plaindre,
Et me plaindre tout seul, afin de ne rien craindre,
Ne rien craindre en mon mal, qui me tire d’ennuis :

Qui me tire d’ennuis, malheureux, où je suis,
Où je suis enfoncé jusqu’à l’os qui vient ceindre,
Qui vient ceindre ma nuque, et ma tête conjoindre,
Conjoindre étroitement l’un sur l’autre réduits :

Réduits tous mes pensers maintenant à l’extrême,
À l’extrême me vois, ma face toute blême,
Toute blême fait voir et découvre le fond,

Le fond de mes malheurs, qui me rendent coulée,
Coulée en languissant ma vie désolée,
Dans le sein envieilli d’un silence profond.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Pour pleurer à loisir tout le monde je fuis,
Tout le monde je fuis pour pleurer et me plaindre,
Et me plaindre tout seul, afin de ne rien craindre,
Ne rien craindre en mon mal, qui me tire d’ennuis :

Qui me tire d’ennuis, malheureux, où je suis,
Où je suis enfoncé jusqu’à l’os qui vient ceindre,
Qui vient ceindre ma nuque, et ma tête conjoindre,
Conjoindre étroitement l’un sur l’autre réduits :

Réduits tous mes pensers maintenant à l’extrême,
À l’extrême me vois, ma face toute blême,
Toute blême fait voir et découvre le fond,

Le fond de mes malheurs, qui me rendent coulée,
Coulée en languissant ma vie désolée,
Dans le sein envieilli d’un silence profond.

 
 

En ligne le 01/09/21.
Dernière révision le 14/07/22.