LIeti fiori & felici & ben nate herbe
che madonna pensando premer sole
piaggia chascolti suo dolci parole
& del bel piede alchun uestigio serbe
schietti arbuscegli é uerdi frondi acerbe
amorosette & pallide uiole
ombrose selue oue percoteil sole
che uifa cho suo raggi alte & superbe
O soaue contrada o puro fiume
che bagni il suo bel uiso & gliocchi chiari
& prendi qualita dal uiuo lume
quanto uinuidio gliacti honesti & cari
non fia in uoi scoglio omai che per costume
darder chola mia fiamma non in pari
Fleurs,
campagnes & prez que vous estes heureux
De iouïr des regards de ma douce
inhumaine,
Et de garder ses pas comme elle se
promeine,
Et d’ouïr
de sa voix les accens doucereux!
Arbres & vous Lauriers de son
nid valeureux,
Que vous portez la teste en orgueil plus hautaine
Depuis qu’vn tel
Soleil de ses rais vous asseine,
Coutaux combien par luy vous estes plantureux !
Doux païs,
clairs ruisseaux,
où sa beauté se mire,
Qui prenez qualité de son teint que
i’admire:
Y a-til entre vous vn rocher si pourueu
D’insensible
durté, qui la
voyant si belle
En ses veines ne sente vne ardeur immortelle?
Hé, qui pourroit
bruler aux rais d’vn
plus beau feu?
il envie tout ce qui existe où habite sa dame.
Joyeuses fleurs, herbes heureuses et bien nées, que Madame en passant a coutume de fouler ; plaine qui écoutes ses douces paroles, et qui gardes quelque empreinte de ses beaux pieds ;
Simples arbrisseaux ; feuillages verts et frais ; amoureuses et pâles violettes ; ombreuses forêts, où vient frapper le Soleil dont les rayons font monter dans les airs vos fronts superbes ;
Ô suaves contrées ; ô fleuve limpide et pur qui baignes son beau visage et ses yeux sans nuage dont la vive lumière donne ce prix à tes ondes ;
Combien je vous envie l’aspect de ses actions honnêtes et chéries ! Jamais il n’y aura parmi vous d’écueil assez habitué au feu pour n’avoir rien à apprendre de ma flamme.
Fleurs,
campagnes & prez que vous estes heureux
De iouïr des regards de ma douce
inhumaine,
Et de garder ses pas comme elle se
promeine,
Et d’ouïr
de sa voix les accens doucereux!
Arbres & vous Lauriers de son
nid valeureux,
Que vous portez la teste en orgueil plus hautaine
Depuis qu’vn tel
Soleil de ses rais vous asseine,
Coutaux combien par luy vous estes plantureux !
Doux païs,
clairs ruisseaux,
où sa beauté se mire,
Qui prenez qualité de son teint que
i’admire:
Y a-til entre vous vn rocher si pourueu
D’insensible
durté, qui la
voyant si belle
En ses veines ne sente vne ardeur immortelle?
Hé, qui pourroit
bruler aux rais d’vn
plus beau feu?
il envie tout ce qui existe où habite sa dame.
Joyeuses fleurs, herbes heureuses et bien nées, que Madame en passant a coutume de fouler ; plaine qui écoutes ses douces paroles, et qui gardes quelque empreinte de ses beaux pieds ;
Simples arbrisseaux ; feuillages verts et frais ; amoureuses et pâles violettes ; ombreuses forêts, où vient frapper le Soleil dont les rayons font monter dans les airs vos fronts superbes ;
Ô suaves contrées ; ô fleuve limpide et pur qui baignes son beau visage et ses yeux sans nuage dont la vive lumière donne ce prix à tes ondes ;
Combien je vous envie l’aspect de ses actions honnêtes et chéries ! Jamais il n’y aura parmi vous d’écueil assez habitué au feu pour n’avoir rien à apprendre de ma flamme.
textes
originaux
[R]
En ligne le 10/02/26.
Dernière révision le 10/02/26.