Jean de SPONDE (1557-1595)
Tout s’enfle contre moi…

Tout s’enfle contre moi, tout m’assaut, tout me tente,
Et le Monde, et la Chair, et l’Ange révolté,
Dont l’onde, dont l’effort, dont le charme inventé,
Et m’abîme, Seigneur, et m’ébranle, et m’enchante,

Quelle nef, quel appui, quelle oreille dormante,
Sans péril, sans tomber, et sans être enchanté,

Me don’ras-tu ? Ton Temple où vit ta Sainteté,
Ton invincible main, et ta voix si constante.

Et quoi ? mon Dieu, je sens combattre maintes fois
Encore avec ton Temple, et ta main, et ta voix,
Cet Ange révolté
, cette chair, et ce Monde.

Mais ton Temple pourtant, ta main, ta voix sera
La nef, l’appui, l’oreille,
où ce charme perdra,
Où mourra cet effort, où se rompra cette Onde.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Tout s’enfle contre moi, tout m’assaut, tout me tente,
Et le Monde, et la Chair, et l’Ange révolté,
Dont l’onde, dont l’effort, dont le charme inventé,
Et m’abîme, Seigneur, et m’ébranle, et m’enchante,

Quelle nef, quel appui, quelle oreille dormante,
Sans péril, sans tomber, et sans être enchanté,

Me don’ras-tu ? Ton Temple où vit ta Sainteté,
Ton invincible main, et ta voix si constante.

Et quoi ? mon Dieu, je sens combattre maintes fois
Encore avec ton Temple, et ta main, et ta voix,
Cet Ange révolté
, cette chair, et ce Monde.

Mais ton Temple pourtant, ta main, ta voix sera
La nef, l’appui, l’oreille,
où ce charme perdra,
Où mourra cet effort, où se rompra cette Onde.

 

En ligne le 27/04/10.
Dernière révision le 02/09/17.