Mellin de SAINT-GELAIS
(1487-1558)
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1547 : Si j’ai du bien…

Elle est à moi si entièrement toute,
Qu’elle ni autre en elle n’ont plus rien

 

 
L’abbé GOUJET, 1747
 

MELLIN DE SAINT-GELAIS.

De tous les Poètes que Charles de Sainte-Marthe a célébrés [1], le plus connu, sans contredit, est Mellin de Saint-Gelais. L’opinion commune est qu’il était fils naturel d’Octavien de Saint-Gelais, mort Évêque d’Angoulême. Il naquit en cette Ville, et fut élevé avec soin. Ayant embrassé l’État Ecclé­siastique, le Roi François I. lui donna l’Abbaye de Notre-Dame de Reclus, Ordre de Citeaux, au Diocèse de Troyes, et le nomma Aumônier du Dauphin, qui fut depuis le Roi Henri II, et lorsque ce Prince fut monté sur le trône, Saint-Gelais continua d’être son Aumônier, et devint son Bibliot­hécaire. Il vivait encore le 21 Décembre 1557 comme il paraît page 20 de ses œuvres in-8° à Lyon 1574, ce qui fait voir que ceux qui le croient mort en 1554 se trompent. Il mourut en 1558 et fut inhumé à paris dans l’Église de Saint Thomas, aujourd’hui Saint Louis du Louvre. Il fut pleuré des Poètes de son temps, et il nous reste encore une partie des vers qu’ils firent à son honneur. Olivier de Magny finit ainsi une Ode qu’il composa à cette occasion, et dans laquelle il parle aux Muses :

Mellin notre plus grand honneur,
Mellin notre plus grande gloire,
Mellin notre commun bonheur,
Est en bas sur la rive noire.

De dire plus outre son nom,
Et son savoir et son mérite,
Et ses vertus et son renom,
Ce serait chose trop redite.

[…]

L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XI, 1747, pp. 456-458
[Gallica, N0050654_PDF_505_507]
(texte modernisé).


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Notes

[1] Dans la "vie" de Charles de Sainte-Marthe, qui précède de cinq "vies" celle de Mellin de Saint-Gelais dans sa Bibliothèque, l’abbé Goujet écrit :
« La plus importante de toutes les pièces de Charles de Sainte-Marthe, est son Élégie du Tempé de France, en l’honneur de Madame la Duchesse d’Étampes ; comme l’Auteur emploie une partie de cette pièce à faire connaître les Poètes qui avaient alors quelque répu­tation, et qu’il y donne leur caractère, je me conten­terai de vous rapporter ce qu’il dit sur ce sujet. »





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En ligne le 20/08/06.
Dernière révision le 15/04/09.