Traductions et imitations de
A piè’ de’ colli...
Le Préambule des innombrables
««« Canzoniere»»»































Textes modernisés


TRADUCTIONS
IMITATIONS
1555, Philieul, traduction.
1575, Du Tronchet, traduction.
1600, Maldeghem, traduction.


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Canzoniere, 8 : A piè’ de’ colli ove la bella vesta...
1555 - Vasquin PHILIEUL, Toutes les Œuvres vul­gaires de Pé­trarque, livre III, sonnet 2, p. 302, traduction.
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[««« Philieul »»»]

    Près d’un coteau, où sa robe première
La Dame prit, qui bien souvent éveille
Celui, lequel sans cesse à elle veille,
Et qui à toi nous mande à sa manière,
    Libres en paix passions par la lumière
Du clair Phébus sans querre autre merveille,
Et sans douter de trouver rien qui veuille
Molester notre allée coutumière.
    Mais de l’état misérable, où nous sommes
Mises à mort, et hors de tout bonheur,
Un seul confort avons contre les hommes.
    C’est de vengeance envers notre donneur :
Lequel soumis à sa Dame en grand peine
Lié demeure avec plus forte chaîne.
»» texte original ««« ~#~ »»»
ARGUMENT selon Philieul : Reve­nu que fut le­dit Sei­gneur Co­lonne [cf. son­net pré­cé­dent dans Phi­lieul, livre III, son­net 1, Canz. 10] Pé­trarque lui en­voya une paire de Per­drix mortes, avec ce Son­net atta­ché à leur col, où il feint que les Per­drix parlent, comme s’en­suit.









Canzoniere, 8 : A piè’ de’ colli ove la bella vesta...
1595 (1575) - Étienne DU TRONCHET, Lettres amoureuses, avec 70 sonnets de Pétrarque, sonnet 8, p. 230, traduction.
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[««« Du Tronchet »»»]

    AU pied d’une colline, où première vêture
Des membres terriens commença par usage,
La dame de celui qui nous met en sa cage,
Et où souvent par pleurs il prend sa nourriture.
    Passions vie mortelle affranchis de nature,
Ainsi que liberté nous donnait avantage,
Sans doute de trouver ni trouble ni dommage,
Et sans nous soupçonner de si triste capture.
    Mais du piteux état où nous sommes réduits
Et de tranquille vie à une autre conduits
Même de mort prochaine un seul point nous conforte :
    C’est de voir le chasseur lequel nous a séduits
Et qui a par ses lacs rompu nos sauf-conduits :
Lui-même garotté d’une chaîne plus forte.
»» texte original ««« ~#~ »»»








Canzoniere, 8A piè’ de’ colli ove la bella vesta...
1606 (1600) - Philippe de MALDEGHEM, Le Pétrarque en rime française, sonnet 8, pp. 27-28, traduction.
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[««« Maldeghem »»»]

    En la douce vallée où que premièrement
Des membres terriens prit la belle parure
La dame, qui à cil qui nous mande à cette heure
À toi, ôte le somme à pleurer trop souvent.
    Cette vie mortelle en paix et librement
Nous passâmes à quoi tout animal labeure,
Sans soupçon de trouver la voie autre que sûre,
Ou ce qui à nos pas donnât empêchement.
    Mais du piteux état et mort, auxquels la vie
Autre qui nous était bénigne, est convertie,
Pour consolation un seul confort avons :
    D’être vengés de cil qui nous fait cette peine,
Lequel forcé d’autrui rend à peu près l’haleine
Dernière étant lié de plus pesants chaînons.
»» texte original ««« ~#~ »»»
COMMENTAIRE DE MALDEGHEM : Ayant le Poète pris en chas­sant quel­ques ani­maux il les en­voyait, et fit don­ner à quel­que sien ami, avec ce son­net, et les fit par le­dit Son­net par­ler à lui, et se plaindre, qu’entre-temps qu’ils pas­saient au beau lieu où M[adame] L[aure] na­quit, il les prit : mais que tou­te­fois ils se con­for­taient, qu’en leur ven­geance il était pris et lié avec des plus fortes chaînes..