Charles FONTAINE
(1514-v.1570)
Dernier poème en ligne :
1555 : Plutôt (j’ai dit)…
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Les forts châteaux cherront :
L’argent s’enrouillera :
Mais les beaux vers luiront
Tant que le ciel luira.

 

 
L’abbé GOUJET, 1747
 

CHARLES FONTAINE.

Charles Fontaine n’imi­ta point Le Blond dans l’oppo­si­tion que ce Poète eut pour Clé­ment Marot[1]. Dis­ciple de ce der­nier, il devint au contraire son ami et son apo­lo­giste. Marot se fai­sait gloire de l’avoir pour dé­fen­seur, et il avait rai­son. Quoique Fon­taine lui fût infé­rieur du côté des ta­lents poé­tiques, on ne laisse pas de sen­tir dans sa ver­si­fi­ca­tion un air aisé, un tour ingé­nieux, et une cer­taine fi­nesse dans la rail­le­rie, qui montre que l’exemple et les le­çons de son maître ne lui avaient point été inu­tiles.

Ce Poète était Pari­sien, né la pre­mière année du règne de Fran­çois Ier. Il nous ins­truit de ces deux cir­con­stances dans ses poé­sies (Ruis­seaux de Fontaine, pp. 63-64).

Dieu gard Paris le chef de France,
Qui est le lieu de ma naissance.…
Dieu gard ma maison paternelle,
Au beau milieu de l’Île belle,
Maison assise vis-à-vis
De Notre-Dame et du Parvis
Qui a la belle fleur de France
Pour son enseigne et démontrance.

[…] 

L’abbé GOUJET,
Bibliothèque fran­çaise,
ou His­toire de la Litté­ra­ture fran­çaise,
tome XI, 1747, pp. 112-113
[Gallica, NUMM-50654, PDF_161_162]
(texte modernisé).


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Notes

[1] La « vie » de Charles Fon­taine suit dans la Biblio­thèque de l’abbé Goujet celle de Jean Le Blond.





Liens

Textes en ligne

* Le site Charles Fontaine, promu par l’Uni­ver­si­té Jean Mon­net de Saint-Etienne, pro­pose, sous la res­pon­sa­bi­li­té d’Elise Rajchenbach, une édi­tion numé­rique des œuvres, ain­si que d’autres res­sources, par­mi les­quelles une biblio­gra­phie et des enre­gis­tre­ments so­nores de chan­sons de Fon­taine.

* On trouve sur Internet plu­sieurs ver­sions du magni­fique Chant sur la nais­sance de Jean. On trouve la ver­sion de 1555 dispo­nible sur Gallica dans une page de l’antho­lo­gie des poètes lyon­nais du blog lit­té­raire de J.-J. Nuel. Les autres ver­sions semblent éta­blies sur une antho­lo­gie de 1826, Choix des poé­sies de Pierre de Ron­sard et de ses devan­ciers du XVIe au XVIIe, dont le site Textes rares donne des extraits. Entre autres diffé­rences, les vers 3 et 4 de la deuxième strophe, « Viens voir ta mère en dou­leurs, et tra­vaux, / Plus grands que quand elle était de toi pleine », deviennent « Viens voir ta mère en de plus grands tra­vaux, / Que quand son sein te portait à grand peine ». Pudi­bon­de­rie typique du XIXe siècle, ou texte éta­bli sur une ver­sion anté­rieure à 1555, ou ulté­rieure ? Par ail­leurs, dans ces trois ver­sions, l’ordre des der­niers vers est modi­fié.

Étude en ligne

* On peut lire, par exemple sur Panurge.org, l’appel à contri­bu­tion pour un col­loque qui eut lieu à Lyon les 5 et 6 juin 2009 : « Charles Fontaine, un humaniste parisien à Lyon ».

liens valides au 16/01/22.

 

En ligne le 26/09/05.
Dernière révision le 16/01/22.