[…]
Durant ces mots la Belle
en terre avait la vue ;
On eût bien vu pourtant la douleur imprévue
Qui lui troublait le cœur,
venant à jeter l’œil
Sur son front obscurci d’un
nuage de deuil.
Tant de grêle en
Été ne tombe sur la terre,
Lorsque le Ciel colère aux moissons fait la
guerre ;
Et quand en gros torrents il enfle les ruisseaux,
Il ne dégorge pas tant de ravages
d’eaux
Dessus le dos poudreux des terres
crevassées,
Qu’elle agite
à part soi de diverses pensées.
[…]
[…]
La
Belle oyant ces mots
tient en terre la
vue ;
On eût bien tôt
jugé que son âme est émue
De troublements
divers,
venant à jeter l’œil
Sur son front obscurci de tristesse et
de deuil.
Tant de grêle en
l’Été
ne tombe sus la
terre,
Lorsque le Ciel colère aux moissons fait la
guerre.
Quand
de larges torrents il enfle
les ruisseaux,
Il ne dégorge point
tant de ravages d’eaux
Sur le dos
empoudré des
plaines
crevassées,
Qu’elle agite
à part soi de diverses pensées.
[…]
textes
modernisés
[R]
En ligne le
02/11/26.
Dernière révision le 02/11/26.