Ie vous enuoye vn bouquet de ma main
Que i’ai ourdy de
ces fleurs epanies,
Qui ne les eust à ce vespre cuillies,
Flaques à terre elles cherroient demain.
Cela vous soit vn exemple certain
Que voz beautés,
bien qu’elles
soient fleuries,
En peu de tems cherront toutes flétries,
Et periront, comme ces
fleurs, soudain.
Le tems s’en
va, le tems
s’en
va, ma
Dame,
Las! le tems
non, mais nous
nous en allons,
Et tost serons estendus sous la lame:
Et des amours desquelles nous
parlons,
Quand serons morts,
n’en sera plus
nouuelle:
Pour-ce aimés moi,
ce pendant qu’estes
belle.
IE vous envoie un bouquet
que ma main
Vient
de trier de ces fleurs
épanies,
Qui ne les eust
à ce vespre cuillies,
Cheutes
à terre elles fussent
demain.
Cela
vous soit vn exemple certain
Que vos
beautés,
bien qu’elles
soient fleuries,
En peu de tems cherront
toutes flétries,
Et comme
fleurs,
periront tout soudain.
Le
tems s’en
va, le
tems s’en
va, ma
Dame,
Las!
le tems non, mais nous nous
en allons,
Et tost serons estendus
sous la lame:
Et
des amours desquelles nous parlons,
Quand serons
morts,
n’en sera plus
nouuelle:
Pour-ce
aimés moi,
ce pendant qu’estes
belle.
textes
originaux
[R]
En ligne le 09/03/21.
Dernière révision le 03/04/25.